labourer ou ne pas labourer, telle est la question

C’est le temps du réveil du potager. Le mois de mars, les petits bourgeons commencent à poindre. Le jardinier a des fourmis dans les jambes, lassé d’être enfermé dans la maison par les intempéries.

Le printemps, le temps du laboure ?

A ce moment là, il faut prendre son courage à 2 mains, la bêche aussi, et commencer à retourner la terre pour préparer les planches aux semis.

Qui ne sait pas retrouvé devant la tâche à accomplir et perdre courage devant son ampleur ? Qui n’a pas regretté de s’être lancé dans cette entreprise, le dos fourbu après n’avoir retourné que quelques rangs ?

Depuis ma lecture du potager anti-crise, je n’ai plus ce problème et fort heureusement. Car ayant quadruplé ma surface, j’y serais encore au mois de juin.

Et non, pas ici ! alors comment faire ?

J’ai en fait embauché une myriade d’aides-jardiniers et pourtant je n’ai pas gagné au loto (à mon grand regret, mais encore faudrait-il que je joue).

A la fin de l’automne, une fois que mes planches se sont libérées des cultures, je les couvre de compost, de fumier en décomposition, de feuilles mortes, de restes de tontes. Tout ça fait un beau tapis bien chaud pour les animaux du sol.

Pendant tout l’hiver, les vers de terre (mes adjoints) montent dans la couche de fumier et redescendent dans le sol. Ce va-et-vient aère le sol, incorpore les éléments nutritifs au sol. Les vers les transforment en éléments assimilables par les plantes. La couche empêche les plantes non désirées de pousser, protège aussi le sol de la pluie battante et évite donc son tassement.

Au printemps, il ne me reste plus qu’à retirer quelques herbes qui malgré tout ont réussi à passer (mais pas très bien enracinées), à griffer le sol et c’est parti pour une nouvelle année de culture. C’est la deuxième année que je procède ainsi et je ne reviendrai pas en arrière.

Alors où trouver le tapis bien chaud ?

– le compost, dans le silo à compost, contenant tous les restes organiques de la cuisine, les tontes, des feuilles morts, des herbes arrachées sans graines ….
– les feuilles mortes : du jardin, je les ramasse avec la tondeuse, ça les broie et elles se décomposent plus rapidement
– les tontes : du jardin (allée du potager ou espace détente) en fines couches pour que l’herbe ne fermente pas,
– le fumier : je l’achète à un agriculteur du coin , 1 m3 par saison. Mais si vous avez un petit jardin, vous pouvez prendre en jardinerie.


– Cet article a été rédigé en 2014 –

Depuis, je n’achète plus de fumier. Je ne mets que des restes de tonte, des feuilles mortes et du compost pour les plantes potagères les plus gourmandes (tomates, poivrons, courges/ettes …) à raison d’un tiers de seau par pied à la plantation et SUR le sol.

2 réponses à “labourer ou ne pas labourer, telle est la question

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