Un magasin zéro emballage à Nantes !

Un magasin où tout serait vendu sans emballage : le rêve pour toute personne souhaitant réduire ses déchets.  Le concept fleurit un peu partout en France :  La Recharge, à Bordeaux,  au grain près à Marseille,  épicerie zéro déchet à Orléans, Ô Bocal à Nantes …

Mais quelle surprise d’apprendre lors de la conférence « zéro déchet » du 1er avril que la chaîne d’épicerie Day by Day allait ouvrir un magasin à Nantes.
Je me suis donc empressée de contacter Amandine pour recueillir ses premières impressions sur cette ouverture :

– le 28 avril va ouvrir le 5eme magasin Day by Day. Après Meudon, Fontenay le Fleury, Versailles, et tout rescemment Lille, celui-ci sera à Nantes. Quel est le concept de Day by Day ?

Le concept day by day est celui du juste et du bon sens.
le juste c’est ce qu’il me faut, c’est ce dont j’ai besoin. le concept est donc une épicerie en vrac dans laquelle tous les produits du quotidien (en secs) sont achetables en quantité à la demande. Le consommateur reprend en quelque sorte le « pouvoir » d’acheter comme il l’entend. La consommation devient plaisir.
Le vrac permet de limiter à leur minimum les emballages inutiles et réduit donc considérablement nos déchets. le portefeuille s’en porte lui aussi beaucoup mieux.
day by day, c’est donc moins de gâchis alimentaire, moins d’emballage et plus d’économie.
C’est du bon sens.

 

– Pourquoi un magasin à Nantes ? Où se situe t-il ?

Parce que je suis nantaise et que Nantes est capitale verte et elle se devait d’accueillir un tel concept !
La magasin sera situé au 3 rue pierre chéreau, en face du magasin de sport Tour Bretagne.

– Quels produits seront vendu dans ce magasin ?

riz, pâtes, bonbons, confiseries, fruits secs, légumes secs, biscuits, thé, café, sucre, farines, olives, huile d’olive, épices, chocolat, produits d’hygiène et d’entretien de la maison …

– Qui est Amandine … ?


ouh…comme c’est compliqué !
Je suis une femme heureuse, mariée et maman de 2 merveilleux enfants de 11 et 6 ans qui s’offre aujourd’hui un bonheur inouï, celui d’entreprendre, de se faire plaisir tout en proposant un service/produit dont les nantais ont besoin. Je
suis si fière.
j’ai 38 ans (ok bientôt 39!). J’ai travaillé plus de 15 ans dans des postes d’acheteur, de direction mark et com, avant de devenir directeur conseil en agence de com.
Amandine c’est une femme qui aujourd’hui (enfin) donne du sens à sa vie professionnelle, qui s’accomplit et qui n’a jamais été aussi heureuse.

– Qu’est ce qui t’a donné envie d’ouvrir ce magasin ?

Lorsque j’ai découvert le concept en visionnant un reportage dans le 12:45 de M6. Ça a été le déclic, j’ai su que day by day Nantes verrait le jour et que ce serait moi !

– Peux tu m’en dire un peu plus sur l’ouverture ?

Alors c’est prévu pour mardi ! (ndlr 28 avril 2015)

Je serai ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 13h puis de 15h à 19h30.
Pour l’ouverture je me réserve le droit de quelques surprises pour mes 1ers clients. Ils sont déjà si nombreux à passer devant ma vitrine…
– Que souhaites-tu nous dire de plus ?
Rendez-vous le 28, je serai ravie de faire ta connaissance et de te présenter mon si beau magasin.
Te dire que porter un tel projet est une fierté mais aussi une responsabilité. Te dire que d’offrir un tel concept aux nantais est un honneur. Te dire que j’ai hâte.
Te dire que la vie est belle.
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Merci Amandine pour cet enthousiasme ! Je ne manquerais par d’aller faire un petit tour …

12 réponses à “Un magasin zéro emballage à Nantes !

  1. Même si je suis attentive à la vente bio, je ne suis pas une inconditionnelle de celle ci car je trouve que les produits sont chers et j'ai parfois l'impression que ça devient du marketing. J'ai testé 2 magasins Day by Day (Versailles et meudon). On y trouve du bio et non bio. Le but est de savoir surtout d'où ça vient et la vendeuse m'a dit qu'ils faisaient en sorte de voir que c t géré de façon responsable par rapport à l'environnement. J'ai également fait savates en biocoop aussi. Évidemment vente plus large mais on ne trouve pas tout en vrac. Je n'ai pas pu encore comparer les prix mais ce que je trouve intéressant est qu'on réfléchit encore plus à ce qu'on achète et à la quantité que l'on prend.
    Le but aussi est que ces épiceries se multiplient et ainsi on aura pas des milles de km à faire pour nos courses 🙂

    • Le bio en vrac me convient bien. Le bio emballé, personnellement, je ne comprend pas … Le principal effectivement est de connaître la provenance. Ma viande n'est pas bio, mais je sais qu'elle est produite 30 km à la ronde.

      Pour ma part, je vais en biocoop car, dans le magasin où je vais, c'est plus achalandé en vrac (environ 200 références). J'achète parfois quelques compotes ou purées d'amande en bocaux et mon produit de vaisselle en vrac.

      Globalement, j'ai fais le calcul et sur un mois ça ne me coûte pas plus chère que lorsque je faisais mes courses en grande surface. C'est aussi parce que les produits les plus chers (viandes, fromage et parfois légumes), je les prends sur le marché.

  2. Je me permets d indiquer la référence d un livre que je suis en train de terminer:
    la bio entre business et projet de société de Philippe Baque. On y voit très bien, par exemple, comment le projet biocoop à été récupéré par des pros du marketing venus de l univers des grandes surfaces. C est aussi la formation des fondateurs de day by day. Est-ce que l aspect qualitatif des produits biologiques ( c est dans les magasins bio qu' on jette le plus de produits frais) n a pas pris le dessus sur les valeurs écologiques afférentes à cette idée de bien manger? C est ainsi qu'on aboutit au bio de supermarché suremballe à l opposé du zéro déchet des magasins bio en vrac.
    Est-ce que les adeptes de cette consommation ludique en vrac ne sont pas aussi des acheteurs de produits biologiques suremballes en supermarché? L aspect ludique du vrac n a t il pas pris le dessus sur ses valeurs économiques et écologiques? Il y a quelques temps sakaide nous faisait circuler un questionnaire pour une étude marketing sur des produits cosmétiques sans emballage. On nous demandait combien étions nous prêts à payer une crème au prix indicatif de dix euros si elle était proposée sans emballage. La logique veut pourtant que le zéro emballage revienne moins cher et non le contraire. Pourtant, je constate de plus en plus souvent de vrac plus cher que le produit emballé. C est par exemple le cas du café en grains dans mon biocoop alors que c est un produit emblématique de l achat en vrac.

    • Bonjour,

      Je te rejoins dans le fait qu'un produit non emballé devrait couter moins cher qu'un produit emballé. Mais je pense, qu'actuellement, la vente de produits non emballés reste un marché de niche avec des productions à plus faible volume et donc moins rentables (même si c'est "un gros mot" un commerçant, un vendeur à besoin de rentabilité pour avoir de quoi vivre à la fin du mois). Dans l'exemple que tu cites également la personne parle de consigne et là, aussi, la consigne a toujours eu un prix.

      Pour le tarif, il est vrai que je n'ai jamais fait de comparaison. Tu cites le café, mais est-ce la même qualité en vrac et emballé? est-ce la même chose pour tous les produits vendus en vrac dans ton magasin biocoop ? Peut-être peux tu interpeller le responsable du rayon à ce sujet pour avoir une explication (provenance, volume, qualité …)?

      Quoi qu'il en soit les notions de bio et écologique, zéro déchet, zéro gaspillage … sont complexes et chacun a sa définition.

      Pour moi le bio n'a jamais été totalement synonyme d'écologique. Produire bio, c'est bien, mais faire importer des produits hors saisons ou exotiques n'est pas écologique et j'en trouve dans tous les magasins bio que je fréquente biocoop et autres (et même les petits magasins indépendants) : quand je les interpelle sur ces questions la réponse est toujours la même : il faut bien répondre à la demande. Il y a aussi un problème d'éducation et d'habituation des consommateurs à rechercher des produits de plus en plus "extraordinaires". Et de simples légumes "bien de chez nous" ne font plus rêver.

      Pour en finir avec la notion du bio et de la grande surface. Oui, les grandes surfaces surfent sur la mode du bio. C'est leur mode de vie, surfer sur les bonnes idées ! J'en discutais avec une amie agricultrice bio. D'un coté, elle redoute cette nouvelle concurrence, car elle est féroce et dévastatrice (combien de petits commerçants en sont morts et combien de centre ville se sont vidés !) Mais à l'heure actuelle elle semble confiante car ses clients lui reste fidèles, car ils ne sont pas dupes. Et d'un autre coté elle me disait que plus de ventes de bio, veut dire plus de terres agricoles cultivées en bio. Même si elles sont loin et donc pas avec le même cahier des charges qu'en France, elles sont avec moins de pesticides et d’engrais et je pense que c'est globalement mieux pour les hommes et pour la planète.

      Personnellement, je ne suis pas choquée que le bio devienne un "business". Cela va permettre à plus de personnes de pouvoir en profiter : car plus de volume = des prix plus bas. Cependant, je pense que c'est au consommateur de rester vigilent. Par exemple dans les magasins je ne prends pas tous les produits vendus en vrac : par exemple, je prends du riz camarguais et non d'Asie. Il est plus cher car produit en plus faible volume, mais plus local … C'est à nous d'indiquer les types de produits que nous souhaitons : certifiés correctement, cahier des charges européens (ou français) … mais il faut également que les commerçants soient clairs avec leur démarche et leur affichage : vendre bio, c'est bien, mais vendre bio et local, c'est mieux (par local j'entends au plus proche) et sans emballage, le nirvana ! J'aimerais, en tant que consommatrice, avoir un affichage clair des provenances (j'ai horreur par exemple des affichages type "origine France" c'est trop flou pour moi), une mise en avant des fournisseurs/producteurs…

      Tu vois, je pense, qu'il y a encore bien à faire, mais je trouve que c'est une bonne chose qu'il y ai plus de productions bio.

  3. Quand je lis ton descriptif, je me dis qu'on trouve les mêmes produits dans ce day by day que dans mon biocoop. On y trouve des gâteaux apéro, des bonbons, des friandises en chocolat en plus de l épicerie salée et sucrée habituelle. Mais celui-ci n est pas situé en centre ville mais en périphérie à l entrée d une ville intermédiaire, le long d une nationale face à la grande surface du coin. C est la nouvelle stratégie d implantation des biocoop pour faire concurrence au bio de grande surface. Par contre,comme le dit sakaide,on est obligé de cumuler les magasins pour consommer bio avec le moins de déchets possibles. Ah quand un regroupement vrac solide et liquide, boucher et boulanger bio ave une offre poussée?
    J'ai l impression que les nouveaux magasins en vrac reproduisent le concept biocoop sans innover réellement. Surfer sur une mode n est pas souvent gagé de pérennité.

    • Il est vrai que j'en ai pas parlé, mais il y a également des produits de soins sans emballage : déo solide, shampoing solide et dentifrice solide … ce que j'ai d'ailleurs acheté car je n'en trouve pas ailleurs. Mais pour le reste, je te rejoins ….

  4. Grâce à toi j'ai découvert la boutique qui se trouve à meudon la forêt. Et je viens donc de faire mes premiers achats en vrac 🙂 et avec ma fille (bon elle, c t surtout les bonbons qui l'intéressait mais ça reste un début quand même)

    • Ah super Julie ! contente pour toi et faire découvrir ça aux enfants c'est, à mon avis, une priorité, même si ça passe par les bonbons !

    • 🙂 es tu allé voir le magasin qui se trouve à Nantes alors ?

    • oui bien sur …

      Il correspond à ce qu'on attend d'un magasin de vrac : que des contenants dans lequel on se sert de produits divers : épicerie sèche sucrée et salée, des produits d'entretiens et d'hygiène corporelle. Quelques produits un peu originaux dont je n'ai pas l'habitude de trouver en biocoop : bonbons, friandises au chocolat, … des mélanges apéro … L'esthétique est sympa, fraiche et colorée. Amandine est très accueillante. En terme de tarif c'est globalement un peu plus élevé qu'en biocoop avec quelques produits vraiment plus cher comme le chocolat : mais c'est en plein centre ville et je ne connais pas le tarif de centre ville.

      En faite ce que j'ai le plus regretté c'est l'absence de produits frais … fruits, légumes, laitages, viandes peut être plus tard ? mais le quartier est vivant et il y a peut être d'autres magasins dans le coin pour le complément …

      En conclusion : il joue bien son rôle pour une vie sans déchet car c'est ce type de produits qui sont plus dur à trouver en vrac. Mais il demande du coup de faire plusieurs magasins pour pouvoir consommer au quotidien sans déchet …

  5. Mais pourquoi tous au centre ville ??? pour les exterieurs c'est impossible pour se ravitailler toutes les semaines, ce ne sera que du ponctuel et c'est vraiment dommage

    • Et oui, j'ai le même problème. Toutes ces boutiques sont trop loin pour que je m'y rende régulièrement. Mais cela montre que le mouvement est en marche et un jour ou l'autre il y en aura dans nos contrées lointaines …

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