Pourquoi réduire ses déchets #1

©Sakaïdé

Comme j’ai pu le dire depuis toute jeune j’ai des préoccupations écologiques. Mais je ne voyais que la partie émergée de l’iceberg. Lorsque j’ai fait mes études en écologie, il y a déjà bien longtemps (25 ans) ce qui m’intéressait le plus était la préservation des espèces, des habitats et je rêvais d’être guide dans un parc national. La question des déchets était vraiment très loin de mes préoccupations.
Et puis avec le temps, les rencontres, les prises de conscience (certain dirait la maturité) sans délaisser mon goût pour les animaux et les plantes je me suis un peu plus intéressée à mon propre impact écologique car finalement l’un ne va pas sans l’autre.
Donc je vais vous parler d’écologie et de déchets. Pas drôle, hein ? Je sais on nous rabâche depuis vingt ans cet argument à coup de chiffres et d’images chocs. Cependant cela reste pour moi l’argument principal, mais pas le seul, bien sûr.
En France, en 2013, 345 millions de tonnes* de déchets ont été produites dont 30 millions de tonnes* de déchets ménagers.
DECHETS INCINERES : 13000 KT*.
En France 126 installations* permettent de traiter les déchets par incinération. Ce processus ne fait que concentrer les matières toxiques contenus dans nos déchets et produit donc des déchets ultimes autrement polluant et devant être
stockés comme des déchets dangereux :
  • 2900 KT* de machefère (résidus non combustibles représentant 1/3 des déchets avant incinération)
  • et 342 KT* de REFIOM ( résidus d’épuration des fumées d’incinération d’ordures ménagères).
Les fumées rejetées contiennent encore près de 2000 molécules (dioxines, métaux lourds …) **
De plus 30% de nos déchets sont des matières biodégradables, très humides.  Nous dépensons donc, par ce processus, une énergie folle à brûler de l’eau !
Certaines de ces installations permettent la récupération de chaleur pour alimenter des logements ou produire de l’énergie (ce qu’on appelle revalorisation énergétique). Cette valorisation ne permet pas de compenser la perte de resources qui aurait peu être recyclées **.
DECHETS ENFOUIS : 16 000 KT*.
Ces déchets ne se dégradent pas tout seuls et restent dans le sol pour longtemps. Par exemple une couche jetable (sujet qui m’avait beaucoup intéressé à un moment) à une durée de vie de 500 ans!.

 

©ADEME

 

En fermentant les déchets produisent des liquides résiduels qui s’ajoutent aux eaux de pluies qui s’infiltrent et forment des lixivats ou jus de décharges.
C’est en prenant conscience que les sacs que je déposais devant mon portail allaient être enfouis et qu’ils y resteraient des centaines d’années que j’ai réalisé qu’il était grand temps que je me prenne en main.
* chiffre de l’ ADEME dans « déchets editions 2015 »
** Le Scenario Zero Waste [zero déchet, zéro gaspillage]
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