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Jardiner en période de canicule !

Ça n’a échappé à personne, il fait chaud. Alors qu’à tous ceux qui disent qu’il ne fait pas beau en Bretagne, venez ! Aujourd’hui, nous avons frôlé les 40° à l’ombre et pourtant le jardin à besoins de nous …

Alors voici quelques conseils pour affronter la canicule au jardin.

Quand jardiner ?

J’ai encore beaucoup de travail dans mon jardin. Il faut dire que ces dernières années, avec l’arrivée de mes 2 filles, je l’ai un peu négligé, focalisant sur le plus pressé. Aujourd’hui, j’ai envie de lui redonner un peu vie, tout en lui gardant l’allure champêtre qu’il y a gagné.

Désherbage de notre cours d’entrée, débroussaillage de nos parterres envahis de ronces, taille de petits arbustes et bien sur installation des plantes potagères. Que de travail en vue. Alors devant ce monticule de tâches, dimanche matin, je me suis jetée sur mes parterres. Affairée que j’étais je ne me suis pas rendu compte de l’heure qui passait et j’étais encore en plein soleil à midi. Ça a un peu chauffé !

En effet, si on pratique une activité sportive alors qu’il fait très chaud, le corps n’arrive plus à réguler la température et c’est le coup de chaud. Cela peut arriver à tout le monde. Pour ma part je me suis arrêtée à temps. Du coup il est préférable de jardiner à la fraîche, tôt le matin ou tard le soir !

Quand arroser ?

Ah ce dilemme, le matin ou le soir ? Avant ou après la grosse période de chaud de la journée ? Chacun de ces moments à ses avantages et ses inconvénients.

En temps normal, il peut ne pas être conseiller d’arroser le soir. Arroser peut mouiller les feuilles des plantes, ce qui peut favoriser le développement des maladies, comme le mildiou. En arrosant le soir, les plants restent humides toute la nuit.

Mais là, à près de 40° le mildiou et son ami l’oïdium ne sont pas prêts de se développer. Alors je préfère arroser le soir. C’est plus confortable pour moi et les plantes profitent plus longtemps de la fraîcheur. De plus, en cas d’arrosage le matin, on peut griller les feuilles avec l’eau (les gouttelettes font un effet de loupe).

 

Pailler le jardin

Comme je vous l’ai expliqué je paille mes bandes potagères toute l’année. En hiver pour protéger la terre de la battance de la pluie qui la tasse et en été pour préserver la fraîcheur. J’ai fait un bel arrosage hier et aujourd’hui à 18h, la terre est toujours humide sous la paille. Cela permet donc d’économiser l’eau si précieuse et d’éviter le stress hydrique pour les plantes (alternance de période de soif et de période humide).

Doit-on planter  ? et comment ?

On vous a offert des plants ou comme moi, vous avez pris un peu de retard dans vos plantations, peut-on donc les planter ?

En réalité ce n’est pas trop conseillé car transplanter un plant le stresse. Donc en période de sécheresse, à ce stress, s’ajoute le manque d’eau. Mais comme la météo annonce au moins 15 jours sans eau et que mes plants n’en peuvent plus d’être dans leur pot. J’ai tenté une plantation. Le mieux est de le faire le soir pour qu’ils puissent profiter de la relative fraîcheur de la nuit. Je l’ai bien arrosé et ce matin, après un autre arrosage,  je les ai couvert d’une cagette renversée pour leur faire ombrage. Pour l’instant cela semble tenir le coup.

J’ai également fait quelques semis. Je sème dans une rigole. Cela rend plus facile l’arrosage et j’ai remarqué que le fond reste plus longtemps humide, ce qui est important pour assurer une bonne levée. Par contre j’espère que la forte chaleur va permettre la levée.

Ici des haricots qui ont un peu plus d’une semaine. Je les ai planté dans une rigole. J’ai effectué un arrosage hier et aujourd’hui à 18h, c’est toujours humide …

 

Pour le reste, le jardinier doit faire comme tout le monde : rester au frais, ne pas trop se couvrir, bien boire et attendre que ça se passe. Et pourquoi pas profiter de ces moments, pour se reposer, méditer sur notre impact écologique et prendre de bonne résolutions 😉

 


Et vous quels sont vos astuces pour passer cette période bien chaude ?

 

 

 

Agenda de juin 2017

La fin de ce premier semestre 2017 est très chargée en évènements. En voici un petit récapitulatif.

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Lundi 5 juin 2017 à 16 h 

Le miroir d’eau, à Nantes – dans le cadre du festival SPOT –

RENCONTRE sous la yourte de Malycium Lab – l’Aparthé. Camille et Saskia m’ont invité à relater la façon dont ma famille à démarrer dans le mode de vie zéro déchet. Ces 2 jeunes filles créent un salon de thé ambulant, l’Aparthé, lieu d’échanges, de mixité, de mélange de cultures, en mode zéro déchet.

vendredi 9 juin 2017 à 20h30

CONFERENCE, EN ROUTE VERS LE ZERO DECHET –  Cinéma Montluc, rue Chauvin de la Musse, Saint Etienne de Montluc (44) – organisé par la commune dans le cadre de la semaine du développement durable.

Venez découvrir comment ma famille a réduit de 95 % ses déchets en 5 ans puis échanger sur le mode de vie zéro déchet.

samedi 11 juin 2017 à 16h

Camion Ulysse, rue de 2 ponts à Nantes(44) – Atelier Ma routine Zéro Déchet – dans le cadre du Tour de France Lamazuna.

Je vous présente mes objets fétiches zéro déchet, de la cuisine au salon en passant par la salle de bain.

jeudi 15 juin 2017 à 19h

CONFERENCE, EN ROUTE VERS LE ZERO DECHET –  Foyer de Jeunes travailleurs, route de Nort sur Erdre à Nozay (44) – dans le cadre de la semaine du développement durable. Organisé par Habitat Jeunes Odysee et la Communauté de Communes de la  Région de Nozay

Venez découvrir comment ma famille a réduit de 95 % ses déchets en 5 ans puis échanger sur le mode de vie zéro déchet.

les samedi 24 et dimanche 25 juin 2017

RENCONTRE et ECHANGES sur le mode de vie Zéro Déchet – Parc de Noisiel (77) dans le cadre de l’Oxy’Trail

Je vous présente mes objets fétiches zéro déchet, de la cuisine au salon en passant par la salle de bain et tous les produits de la marque Sakaïdé. Mais je fais pas le Trail 😉

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Et des ateliers de jardinage Naturel ou de confection de cosmétique, en petit comité …

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Alors on se rencontre ?

recette traitement antifongique (mildiou et autres …)

Voilà bien mon ennemi juré dans mon jardin : le mildiou ! Une région où il ne fait pas très chaud, un environnement un peu humide ( des marais tout prêt), Bref l’environnement favori de ce champignon tueur de tomates ! GRRRRR !

tomates touchées par le mildiou

Car pour mieux combattre un problème, il faut en connaître l’environnement propice. Pour le mildiou une température entre 20 et 30°c et une atmosphère humide. En dessous de 20° et au dessus de 30°, la croissance du « champignon » est ralentie voir inhibée.

Le mildiou, ou plutôt les mildious, car il y en a plusieurs, sont  des parasites microscopiques proches des champignons. Ils sont présents dans le sol sous forme de spores et se développent dès que les conditions sont favorables. Ils peuvent s’attaquer à différentes plantes dont les tomates, pomme de terre, vignes, fraises …

Alors comment éviter la prolifération du mildiou ?

  • planter dans des zones bien exposées au soleil pour que la rosée du matin ne reste pas trop longtemps,
  • espacer les plans pour éviter la prolifération de proche en proche,
  • utiliser des plans résistants ou plus résistants, certaines variétés sont réputées,
  • supprimer les parties atteintes
  • ne pas laisser sur place des plans atteints
  • réaliser une rotation des cultures

Voilà différentes idées que je trouve dans le net. J’en ai essayer certaines, sans réelle réussite. Et au cours de l’été, parfois dès juin, je vois poindre des tâches sur les pieds de tomates.

 

Comment traiter un plan atteint ?

A ma connaissance, il n’existe pas, en agriculture biologique, de traitement curatif. Une fois qu’un pied est atteint, on ne peut pas déloger le mildiou. On peut cependant ralentir sa prolifération pour ne pas trop affaiblir le pied et pour éviter la propagation sur d’autres pieds.

Le traitement généralement utilisé en agriculture bio est la bouillie bordelaise contenant du cuivre qui inhibe le développement du mildiou. Cependant, le cuivre est un métal lourd et …. peut s’accumuler dans le sol, perturbe la vie du sol … donc je me résignais à l’utiliser, mais j’en étais pas très fière.

Une alternative à la bouillie bordelaise

Alors quelle fut ma surprise, dans mes recherches sur le net de trouver une autre alternative, moins polluante et qui semblait, selon mes lectures, être tout aussi efficace : le bicarbonate de soude ! non encore lui !

Il semblerait que le mildiou est besoin d’un milieu acide pour se propager. Hors le bicarbonate de soude augmente le pH, ce qui perturbe la croissance du champignon. Trop simple pour être vrai ? Effectivement, j’ai été très dubitative. Mais j’ai testé l’année dernière lors de la première invasion. Et je n’ai pu que constaté que, si l’atteinte n’est pas trop importante, le développement de la tâche est stoppée. Elle change même de couleur (passe du brun-noir à gris). Cependant le bicarbonate de soude nécessite une pulvérisation fréquente, tous les 10 à 15 jours, en période sèche et tous les semaines si le temps est propice. Mais il est biodégradable et très bien toléré par l’environnement (dès lors qu’on ne fait pas une aspersion à grand volume sur le sol).

Comment l’utiliser – faire une solution mère (plus pratique)

ingrédients :

  • 150 g de bicarbonate de soude
  • 1,5 litre d’eau
  • 1 cc de savon noir

recette :

1/ faire chauffer l’eau. Plus l’eau est chaude et plus le bicarbonate de soude est soluble. Par contre, il ne faut pas le chauffer trop car au dessus de 50 °c, le bicarbonate de soude de dissocie et émet du CO2.

2/ Ajouter le bicarbonate de soude et bien mélanger

3/ Ajouter le savon noir.

4/ Laisser refroidir et mettre dans une bouteille.

Vous obtenez, ainsi, une solution mère de 1,5l concentrée à 100g/l de bicarbonate de soude. Le savon noir sert de mouillant (favorise l’accroche sur les feuilles).

A l’usage, cette solution sera diluée en prenant 250 ml de cette solution mère dans 5l d’eau ou 50 ml dans un litre d’eau (en fonction du volume du pulvérisateur), afin d’obtenir une solution de bicarbonate de soude à 5g/l .

Comme tout autre traitement, on le pulvérise sur les plans de tomates, plutôt le soir, pour ne pas brûler les feuilles.

 

Alors navrée, j’ai pris des photos l’année dernière avant et après traitement, mais je ne les retrouve plus, flûte et zut! C’est promis dès que l’invasion commence je vous prends tout ça et vous les mets.

Et toi, quel est ton soucis majeur dans ton jardin, sur ton balcon ?

 

 

 

interview du collectif Permaculture 44

J’ai découvert la permaculture grâce au film Demain et le beau projet de la Ferme de Bec Helloin. J’ai donc voulu en savoir plus et me suis fait offrir par mon chéri à Noël (2015) un stage d’initiation en permaculture près de chez moi. Et quelle fût ma découverte de comprendre qu’en modifiant certaines de mes pratiques, j’étais déjà en chemin vers cette philosophie de vie basée sur l’observation et le respect de la nature.

C’est tout naturellement que je me suis rendu à une des réunions du collectif Permaculture 44 (pas encore association à ce moment là). J’ai donc eu envie de vous les faire découvrir :

– Qui est le collectif permaculture 44 ?

L’association Permaculture est née en décembre 2016, elle poursuit l’action du collectif informel Permaculture 44. Nous sommes devenu une association pour profiter des possibilités offertes aux structures associatives : prêt de salle par la mairie de Nantes, être un interlocuteur pour les institutions. Et aussi pour permettre l’implication dans une structure claire des personnes le souhaitant.

 

– Quelles sont les buts de l’association ?

Les buts de l’association sont de fédérer les acteurs de la permaculture dans la Loire Atlantique et de faire la promotion de la permaculture auprès du grand public. Nous organisons donc des ciné-débat, des conférences-débat, des rencontres, des chantiers participatifs et allons proposer notre première initiation à la permaculture en juin de cette année.

 

– Qu’est ce que la permaculture ?

La permaculture, comme son nom ne l’indique pas, est une méthode de conception qui vise à concevoir et entretenir des communautés autonomes et résilientes, en utilisant la connaissance des lois et des cycles de la nature. Concrètement cela se traduit par beaucoup d’observation et la planification consciente des différentes étapes de l’implémentation.

– Comment commencer en permaculture ?

Lire des livres, regarder des vidéos (youtube regorge de vidéos sur la permaculture) reste limité.

Faire un PDC (Permaculture Design Course) ou un CCP (Cours Certifié en Permaculture), ce qui, en pratique, est la même chose, permet d’appréhender la permaculture dans son ensemble et de la vivre pendant une période de quinze jours.

Faire siennes les trois éthiques de la permaculture ne peut qu’aider : Prendre soin de l’Homme, Prendre soin de la Terre, partager équitablement.

 

– Avez vous des lectures à nous conseiller ?

Sur le plan de la philosophie, le livre « La révolution d’un seul brin de paille » écrit par Masanobu Fukuoka, l’un des précurseurs de la permaculture est une perle.

Sur le plan de théorie le livre « Permaculture » de David Holmgren, tout en étant d’une lecture pas si aisée, est très intéressant.

Sur le plan de la mise en pratique, il y a plusieurs livres : « La permaculture de Sepp Holzer » par Sepp Holzer, « La permaculture en pratique » de Jessi Bloom, David Boehnlein et Paul Kearsley. « manuel d’apprentissage pas à pas de la permaculture » de Rosemary morrow.

En permaculture humaine, on peut trouver « Le guide pratique de l’intelligence collective » de Laure Le Douarec, « Vivre autrement » de Robina Mc Curdy.

– Que voulez vous nous dire de plus ?

La permaculture représente un changement de paradigme, et donne à voir un avenir désirable puisque construit par nous, pour nous.

C’est un changement de paradigme à plusieurs titre :

  • Il ne s’agit plus d’imposer sa vision des choses, ou de se faire imposer une vision des choses.
  • Il ne s’agit plus de se battre contre la nature, mais d’aller dans son sens en tentant de l’influencer un peu pour nourrir nos besoins.
  • Il s’agit d’inclure l’Homme dans la nature après qu’il s’en soit exclue de lui même pendant des siècles.

Les trois éthiques qui sont au centre de la conception permaculturelle et les douze principes techniques sont à contre courant des habitudes que l’humanité civilisée a prise depuis deux millénaires. Supportables par la biosphère pendant un temps, elles ne le sont plus.

Pour aller plus loin, retrouvez Permaculture 44 sur la toile :

le site de permaculture44, la page Facebook,  compte twitter et une chaine youtube

recettes de désherbant naturel

Longtemps, j’ai désherbé en utilisant du glyphosate. Ce produit me semblait simple d’utilisation, efficace et j’avais une véritable haine envers ses mauvaises herbes qui gâchaient l’esthétisme de mon jardin. Et puis tout le monde l’utilisait !

Il y a 7 ans, à cette même période de l’année, je faisais donc mon petit rituel de désherbage printanier et je traitais ma cour, sans protections bien évidemment. Un petit coup de vent, et, hop, du glyphosate dans la figure ! J’étais enceinte de ma première fille. Et, va savoir pourquoi, je pris conscience du danger que je prenais.

Depuis, je n’utilise plus de glyphosate.

haie fruitière

Pourquoi ne pas utiliser du glyphosate ?

mes pratiques pour un jardin zéro déchet

Comment entretenir le jardin ? Tout existe, tout se justifie : il n’y a pas une méthode mais des méthodes. A chacune de trouver celle qui lui convient et qui fonctionne dans son jardin. Voici quelques principes que j’ai développé au cours de ma pratique que je suis et qui nous conviennent (à mon jardin et à moi !). Ces comportements, je les ai acquis au fur et à mesure de mon évolution, recueillies ici ou là dans mes lectures livresques ou sur le net, dans mes rencontres et faites d’essai/erreur. Puis, l’année dernière, lors d’un stage de découverte de la permaculture, j’ai appris que la plupart sont des principes généraux de la permaculture. Dingue ! je faisais de la permaculture sans le savoir !

1- Ta terre tu ne retourneras point

labourer ou ne pas labourer, tel est la question : j’ai choisi de ne pas labourer. Je laisse travailler les vers de terre. Je les nourris et les protège l’hiver et ils me le rendent bien.Couverte pendant l’hiver, la terre est grumeleuse et ne nécessite pas d’être retournée au printemps. Les vers de terre enfouissent les nutriments dans la terre. J’utilise ensuite une biobêche pour aérer la terre et pouvoir faire ainsi mes semis.

La biobêche utilise le même principe que la grelinette, outil emblématique de la permaculture. Elle permet d’aérer la terre sans la retourner.

Gain de temps et d’énergie !

2 – l’eau, tu ne gaspilleras point

Choix de plantes adaptées au terrain, réserve d’eau,  … ici, les plantes n’ont que 2 solutions : s’adapter sans arrosage ou ne pas s’adapter. Je fais des essais de plantations avec des plans achetés ou troqués par 2 à 3 plans. Je les arrose très peu la première année ( à la plantation, puis quelques jours après) et j’observe. Elles se plaisent : je les multiplie ou me réapprovisionne. Elles ne se plaisent pas et dépérissent : je passe à un autre essai. Ainsi l’eau de mes réserves je la réserve (ah ah) au seul jardin potager. gain de temps et d’énergie ! aussi.

3000 l d'eau tombés du ciel

3 – la terre jamais nue tu laisseras

Le paillage : belle invention ou plutôt réinvention. Un binage vaut 2 arrosages, un paillage en vaut 4. Le paillage permet de maintenir l’humidité au pied des plans et donc de réduire les arrosages. Il permet également de réduire le développement des plantes sauvages. En fonction des zones concernées, le paillage sera différent : un paillage durable (débris de bois comme le BRF, écorce de pin, noyaux de pêcher …) pour les massifs d’ornement, un paillage qui se décomposera dans la saison pour le potager (paille, tonte, herbes arrachées …). Sur cette photo prise il y a 2 ans, la paille provient d’un round-baller que m’a laisser mon voisin agriculteur (mes plans de tomates de cette année sont encore loin de mesurer 20 cm !).

Je n’arrose donc pas les massifs d’ornement et le potager 2 fois par semaine au plus. Gain de temps et d’énergie ! encore.

4 –  un voir plusieurs composts tu installeras

Le compost n’est pas nouveau pour moi. Depuis toute petite je vais mettre sur le « fumier » les restes de cuisine. Cette pratique utilisée par mes parents leur avait été apprise par leurs propres parents. Lorsque nous avons eu notre terrain, la première chose à laquelle j’ai pensée, dans le jardin, a été la place du compost.

Depuis, je l’ai rapproché de la cuisine, il y a 3 ans. A cette occasion, j’ai acheté 2 silos en plastique. Mais aujourd’hui, je ne ferai pas la même erreur. Quitte à acheter un composteur, je le choisirais en bois, solide et réparable. Ce qui n’es pas le cas du plastique.

J’espère avoir cette année le temps/l’énergie de fabriquer un composteur avec des palettes. Cela me permettra de placer dans le potager un ou 2 de ces silos pour les herbes folles et les tontes.

Ce compost va ensuite alimenter le potager : retour à la terre !

5  – Trocs et échanges, tu feras

le monde du jardinier amateur est extrêmement généreux. Le jardinier aime échanger ses savoirs, ses productions, découvrir de nouvelles variétés … Vous pourrez toujours trouver quelqu’un qui vous donnera un petit sachet de graines, un petit plan … que du coup, vous prendrez bien soins de bichonner ! Et ça ne vous coûtera pas un sou (mais peut être un petit coup !).

6 – aucun herbicide chimique tu utiliseras

C’est possible, je vous l’assure. Comment faire ?
– changer sa vision « esthétique ». Avoir des graminées au pied de la haie est-ce si inesthétique que ça ? Quand je vois certain bord de maison avec des herbes jaunies en avril, je ne trouve ça pas très beau non plus. Je me suis donc habituée à voir le pied de ma haie légèrement sauvageonne ! De toute façon, lorsque la haie grandit et s’étoffe, elle prend toute la lumière et les herbes « folles » disparaissent (je vous l’assure). Depuis 5 ans je n’en utilise plus. Au prix où ça coûte ! gaine de temps, d’énergie et de sou sou !

– éviter de se tirer une balle dans le pied : je m’explique. Si on ne veux pas de zones à désherber, il ne faut pas en créer : utiliser donc du paillage dans les parterres, éviter les zones à couvert minéral (allées, espaces détentes) … Les allées de mon potager sont enherbées : je n’ai plus qu’à les tondre et faire les bordures une fois par an.

Il me reste l’entrée du garage en gravillon. Je vais tester cette année un/des désherbant(s) naturel(s) …

Je consacrerai un article sur ce sujet.

7 – aucun insecticide, fongicide chimique tu utiliseras

La nature a ses propres moyens de défense. Voyez vous dans la nature des invasions d’insectes, des plantes malades … (il y en a lorsque l’homme s’en mêle). Dans mon livre fétiche sur le jardinage j’y ai lu ceci. Lorsque l’homme arrive sur une parcelle (pour y installer son logis), celle-ci est en équilibre et il n’y a a pas de « ravages ». L’intervention de l’homme qui y introduit de nouvelles espèces (plants d’ornement, du potager …) détruit cet équilibre. A lui, de permettre au jardin de retrouver un nouvel équilibre différent.

J’aime beaucoup cette vision.

Donc favorisons la venue des auxiliaires (insectes, reptiles, mammifères …), utilisons des potions naturelles voir magiques (purins, décoctions, savon noir, huiles essentielles …) et en cas de cas graves uniquement utilisons des produits autorisés en pratiques biologiques (pyrèthre, ferramol, bouillie bordelaise …). Je raconte ici une belle histoire de coccinelle et de pucerons.





8 – Toute vie tu respecteras et accueilleras

Quelle qu’elle soit : petite bête du bon dieu ou vilain ravageur. D’ailleurs je n’aime pas ce terme, je ne l’emploie jamais. Certains n’aime pas les taupes : elles font des bosses, creusent des galeries qui soulèvent les massifs. Moi, je les adore, elles ont une jolie petite bouille, mange les limaces et la terre des taupinières est excellente pour les semis. Tout dépend du point de vue où on le se place.

Les pucerons donnent à manger au coccinelle, les larves nourrissent les oiseaux …

9 – Curieux, patient, humble, tu seras

Ce sont vraiment les qualités que développe le jardinage. Il faut être toujours à la recherche de nouvelles variétés, techniques, connaissances … Je suis constamment dans les livres ou sur internet.

Il en faut du temps à une petite graine pour pousser et devenir un arbre fort. Mais surtout, un bon jardinier fait des erreurs, se remets alors en question et retente … La nature quoi qu’il en soit aura toujours raison.

Il y a peu, par exemple, j’ai failli massacrer une larve utile, pas méconnaissance !!

10 – De la nature tu t’inspireras

Le dixième commandement, mais en faite le premier. Car que n’y a t-il de plus inspirant, de plus incroyable, de plus ingénieux que la nature !

 

 

Et toi, quelles sont tes principes de jardinage ?

Thème du mois d’avril – Le jardinage zéro déchet

– Ce mois ci j’avais envie de vous parler jardinage –

– Le début –

C’est une de mes passions. J’ai la chance d’avoir une belle surface pour m’exprimer.