au jardin

Mes bonnes pratiques au jardin

Comment entretenir le jardin ? Tout existe, tout se justifie : il n’y a pas une méthode mais des méthodes. A chacune de trouver celle qui lui convient et qui fonctionne dans son jardin. Voici quelques règles que je suis et qui nous conviennent (à mon jardin et à moi !).

Mes 10 commandements !

 

1- Ta terre tu ne retourneras point

labourer ou ne pas labourer, tel est la question : j’ai choisi de ne pas labourer. Je laisse travailler les vers de terre. Je les nourris et les protège l’hiver et ils me le rendent bien.Couverte pendant l’hiver, la terre est grumeleuse et ne nécessite pas d’être retournée au printemps. Les vers de terre enfouissent les nutriments dans la terre. J’utilise ensuite une bêche (et depuis peu une biobêche, ma bêche ayant rendue l’âme) pour aérer la terre et pouvoir faire ainsi mes semis. Gain de temps et d’énergie !

2 – l’eau, tu ne gaspilleras point :

choix de plantes adaptées au terrain, réserve d’eau,  … chez moi les plantes n’ont que 2 solutions : s’adapter sans arrosage ou ne pas s’adapter. Je fais des essais de plantations avec des plans achetés ou troqués par 2 à 3 plans. Je les arrose très peu la première année ( à la plantation, puis quelques jours après) et j’observe. Elles se plaisent : je les multiplie ou me réapprovisionne. Elles ne se plaisent pas et dépérissent : je passe à un autre essai. Ainsi l’eau de mes réserves je la réserve (ah ah) au seul jardin potager. gain de temps et d’énergie ! aussi.

3 – la terre jamais nue tu laisseras

  le paillage : belle invention ou plutôt réinvention. Un binage vaut 2 arrosages, un paillage en vaut 4. Le paillage permet de maintenir l’humidité au pied des plans et donc de réduire les arrosages. En fonction des plantes concernées, le paillage sera différent : un paillage durable (débris de bois comme le BRF, écorce de pin, noyaux de pêcher …) pour les massifs d’ornement, un paillage qui se décomposera dans la saison pour le potager (paille, tonte, herbes arrachées …). Je n’arrose donc pas les massifs d’ornement et le potager 2 fois par semaine au plus. Gain de temps et d’énergie ! encore.

4 –  un voir plusieurs compost tu installeras

Le compost n’est pas nouveau pour moi. Depuis toute petite je vais mettre sur le « fumier » les restes de cuisine. Cette pratique utilisée par mes parents leur avait été apprise par leurs propres parents. Lorsque nous avons eu notre terrain, la première chose à laquelle j’ai pensée, dans le jardin, a été la place du compost. Il a depuis changé de forme (en tas est devenu en silos) et de place (s’est rapproché de la cuisine). Ce compost va ensuite alimenter le potager : retour à la terre !

5  – Trocs et échanges, tu feras

le monde du jardinier amateur est extrêmement généreux. Le jardinier aime échanger ses savoirs, ses productions, découvrir de nouvelles variétés … Vous pourrez toujours trouver quelqu’un qui vous donnera un petit sachet de graines, un petit plan … que du coup, vous prendrez bien soins de bichonner ! Et ça ne vous coutera pas un sou (peut être un petit coup !).

6 – aucun herbicide chimique tu utiliseras

C’est possible, je vous l’assure. Comment faire ?
– changer sa vision « esthétique ». Avoir des graminées au pied de la haie est-ce si inesthétique que ça ? Quand je vois certain bord de maison avec des herbes jaunies en avril, je ne trouve ça pas très beau non plus. Je me suis donc habituée à voir le pied de ma haie légèrement sauvageonne ! De toute façon, lorsque la haie grandit et s’étoffe, elle prend toute la lumière et les herbes « folles » disparaissent (je vous l’assure). Depuis 3 ans je n’en utilise plus. Au prix où ça coûte ! gaine de temps, d’énergie et de sou sou !

– éviter de se tirer une balle dans le pied : je m’explique. Si on ne veux pas de zones à désherber, il ne faut pas en créer : utiliser donc du paillage dans les parterres, éviter les zones à couvert minéral (allées, espaces détentes) … Les allées de mon potager sont enherbées : je n’ai plus qu’à les tondre et faire les bordures une fois par an. Il me reste 2 zones engravillonnées : l’une envahies de plantes sauvages et j’envisage de l’enherber tout simplement et l’autre mon entrée. Je vais probablement acheter un désherbeur thermique électrique pour cette petite zone.

7 – aucun insecticide, fongicide chimique tu utiliseras

la nature a ses propres moyens de défense. Voyez vous dans la nature des invasions d’insectes, des plantes malades … (il y en a lorsque l’homme s’en mêle). Dans mon livre fétiche sur le jardinage j’y ai lu ceci. Lorsque l’homme arrive sur une parcelle (pour y installer son logis), celle-ci est en équilibre et il n’y a a pas de « ravages ». L’intervention de l’homme qui y introduit de nouvelles espèces (plants d’ornement, du potager …) détruit cet équilibre. A lui, de permettre au jardin de retrouver un nouvel équilibre différent. J’aime beaucoup cette vision. Donc favorisons la venue des auxiliaires (insectes, reptiles, mammifères …), utilisons des potions naturelles voir magiques (purins, décoctions, savon noir, huiles essentielles …) et en cas de cas graves uniquement utilisons des produits autorisés en pratiques biologiques (pyrèthre, ferramol, bouillie bordelaise …). Je raconte ici  une belle histoire de coccinelle et de pucerons.

8 – Toute vie tu respecteras

quelle qu’elle soit : petite bête du bon dieu ou vilain ravageur. D’ailleurs je n’aime pas ce terme, je ne l’emploie jamais. Certains n’aime pas les taupes : elles font des bosses, creusent des galeries qui soulèvent les massifs. Moi, je les adore, elles ont une jolie petite bouille, mange les limaces et la terre des taupinières est excellente pour les semis. Tout dépend du point de vue où on le se place. Les pucerons donnent à manger au coccinelle, les larves nourrissent les oiseaux …

9 – Curieux, patient, humble, tu seras

ce sont vraiment les qualités que développe le jardinage. Il faut être toujours à la recherche de nouvelles variétés, techniques, connaissances … Je suis constamment dans les livres ou sur internet. Il en faut du temps à une petite graine pour pousser et devenir un arbre fort. Mais surtout, un bon jardinier fait des erreurs, se remets alors en question et retente … La nature quoi qu’il en soit aura toujours raison. Il y a peu, par exemple, j’ai failli massacrer une larve utile, pas méconnaissance !!

10 – De la nature tu t’inspireras

Le dixième commandement, mais en faite le premier. Car que n’y a t-il de plus inspirant, de plus incroyable, de plus ingénieux que la nature !

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Et c’est partie pour la visite !

sortie au jardin du 19 mars 2014
sortie au jardin du 30 mars 2014
sortie au jardin du 21 avril 2014 
hôtel à insectes le 4 mai 2014 et le 8 mai 2014 habité
sortie au jardin le 4 mai 2014
sortie au jardin le 11 mai 2014
sortie au jardin du 18 mai 2014
sortie au jardin du 1er juin 2014 
sortie au jardin du 2 aout 2014
sortie au jardin du 31 décembre 2014

 

4 réponses à “au jardin

  1. Merci beaucoup pour cet article qui m'a appris beaucoup de choses. Un autre conseil que je viens d’apprendre, c’est de réparer soi même les appareils de nos jardin

  2. Je découvre le blog par le chalenge green-glam et je trouve ce blog duper et surtout cette rubrique au jardin, ça change des cosmétiques et etc…
    Je reviendrai .

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