Lutter contre le gaspillage

MAJ 150819

Un français, en moyenne, jette 30 kg d’aliments dont 7 kg sont encore emballés (chiffre de l’ADEME).

J’ai toujours été gênée de jeter des aliments, surtout en pensant à ceux qui n’ont pas les moyens de les acheter. Mais en dehors de cette problématique de la mauvaise répartition des richesses, le gaspillage alimentaire n’est pas écologique.

Pourquoi réduire le gaspillage alimentaire ?

En effet on gaspille des ressources (pétrole, eau, énergie humaine…) pour cultiver et transporter des aliments que l’on ne consomme pas et que l’on jette. De plus enfouir ou incinérer des restes alimentaires produits des gaz à effet de serres. Effectivement, en décharge nos  restes de repas se décomposent sous terre, à l’abri de la lumière et de l’oxygène. Ils fermentent et se dégradent en produisant du méthane, gaz ayant un impact bien plus élevé que le CO2 sur notre environnement.

Mais éviter le gaspillage alimentaire est également économique. C’est plus de 400 euros qu’un ménage jette dans sa poubelle par an.

Les déchets biodégradables représentent 29% de nos poubelles. Nous jetons 30 % d’aliments acheter sans les avoir déballé. Pour plus de stat, passe voir ce site, c’est effarant.

Mais c’est pas un cours de math que je voulais vous faire … pour éviter ce gaspillage plusieurs solution s’offre à nous. En voici quelques unes.

Faire la différence entre DLUO et DLC

– DLUO : date limite d’utilisation optimal : « à consommer de préférence avant le … » ou « à consommer avant fin … ». Parfois on peut trouver « date de consommation recommandée » (DCR). C’est un date indicative de limite d’utilisation.  Le produit peut, par exemple, perdre de ses qualités gustatives, nutritionnelles, mais ne devient pas avarié.

– DLC : date limite de consommation :  » à consommer avant le …c’est l’indication la plus restrictive. elle indique que le produit DOIT être consommé avant la date indiquée. Mais, attention, il ne se passe rien à minuit dans votre frigo !! ;-D

Pour plus d’info sur la définition de ces notions lisez cette article des services publics ou celui-ci.

Et j’en pense quoi ?

Il y a bien longtemps, dans une autre vie, quand j’étais jeune, j’ai travaillé dans une salaison industrielle. Il y avait à l’entrée une armoire réfrigérée dans laquelle trônait quelques produits fabriqués à l’usine. Ces produits de charcuterie étaient stockés depuis plusieurs semaines sans dommage. Le but était de montré que, même après la date, les produits étaient encore « viables ».

Il y a parfois des produits dont la date n’est pas dépassée que je ne mangerais pas et d’autre oui. Je me fis aussi à mes sens : vue, odorat : une viande, un œuf, un laitage … avarié ça sent pas bon …

Par exemple ce week-end end, j’ai trouvé une boite d’œufs daté du 28 avril !!!! malheur !! La date était dépassée de 15 jours. J’ai donc regardé si il s’agissait d’une DLC ou d’une DLUO. Et à mon grand étonnement c’était une DLUO. Je me suis donc fait un gâteau (un gâteau de savoie pour être exact, car utilise 6 œufs). J’ai cassé chaque œuf à part, je l’ai scruté et l’ai mis dans le bol de mon robot. Les 2 autres ont été mangé dur. Évidemment, ces œufs, je ne les auraient pas mangé à la coque !! Mais dans des recettes où ils sont bien cuits, ça ne pose pas de problème, dans la mesure où ils n’ont aucun signe de dégradation. Au moindre doute, pas de pitié !!

Faire un menu et une liste de courses

Nous utilisons cette organisation depuis longtemps mais nous l’avons depuis largement simplifiée.

Un menu extrêmement simple que nous avons mis en place à la naissance de notre dernier enfant (2011) pour nous rendre les choses plus faciles. Cela nous donne une base de menus et nous permet de répartir semaines après semaines nos besoins en produits de base (épicerie sèche). Ce sont les saisons et nos achats de produits frais, en fonction des envies, sur le marché qui vont apporter la variété.

Nous cuisinons aussi beaucoup. Des repas très simples, pas de la grande cuisine. L’avantage est de n’avoir pratiquement que de l’épicerie sèche (donc à DLUO longue) et de n’acheter que quelques produits frais (légumes, viandes pour juste quelques repas).

Cela permet  d’acheter moins et le strict nécessaire : faire des listes de courses basées sur des menus établies d’avance et ne se tenir qu’à sa liste aide beaucoup. Cela permet de ne pas se laisser tenté.

Quelques astuces supplémentaires pour réduire le gaspillage alimentaire
  •  peser les ingrédients que vous employer dans vos recettes.

Par exemple pour un repas du soir, notre famille consomme 350 g de pâtes ou de mélanges de graines pour une poêlée, ou 250 de riz dans un rizotto, 800 g de pomme de terre (non épluchées car perdent 10% de leur poids en épluchures) pour un gratin dauphinois … Ainsi, en ayant les justes mesures tout sera dévoré au repas.

  •  prévoir dans vos menus de la semaine un jour dédié au reste du frigo.

Ainsi vous penserez à vider votre frigo. Manger les plats tel que réchauffer : les enfants adorent les assiettes variées avec pleins de petit mets deci delà. Sinon passer le tout en gratin : ça marche bien (un reste de pâtes, un reste de pomme de terre, un peu de viande, une sauce et hop au four …)

  •  acheter à la coupe

Par exemple, nous sommes 5. Lorsque j’achetais du jambon en tranche préemballé, j’en avais ou trop ou pas assez, car ils sont emballés par 6 ou par 4. Pas par 5 ! Il me restait toujours une tranche qui n’était pas prévu dans les menus !

En pratique
  • J’ai des stocks de produits secs.

Les denrées périssent par l’action de bactéries, de levure, de champignons et par l’oxydation … Les premiers ont besoin d’eau pour vivre, le second a besoin d’oxygène et de lumière.

Donc si vos produits secs sont protégés de l’humidité, de la lumière dans des boites hermétiques (réduits aussi l’apport en oxygène), ils ont une durée très longues.

  • Quelques conserves (maison ou du commerce)

Il en est de même pour les boites de conserve. Elles peuvent être consommées bien après la DLUO. Il faudra être plutôt vigilent sur l’aspect de la conserve : le couvercle est-il bombés ? La boite a t-elle été endommagée ? Et comme pour tout au moindre doute s’abstenir …

  • J’achète sur le marché et chez un primeur mes légumes/fruits/viandes

Je fais le marché une fois par semaine, le vendredi, juste avant le week-end. J’y achète mes légumes pour les premiers jours de la semaine, la viande/poisson pour le week-end, des fromages. Les autres laitages, je les prends chez un producteur local et bio. Le mercredi, je me rends chez un primeur pour compléter les fruits et légumes et prendre quelques conserves.

Et toi comment t’organises tu pour réduire le gaspillage alimentaire ?
Partages nous tes astuces !

pourquoi des couches lavables ? bilan de 31 mois d’utilisation

Connaissez vous les couches lavables ?

Il y a 2 ans, je vous aurais dit non et surtout j’aurais fait une moue pas possible en pensant à l’entretien. Mais lors de la Saint Sylvestre de 2011, j’ai été convertie par des amis (passez voir la page « pourquoi ce blog« ) et depuis je ne jure que par ça, enfin presque.

Donc pourquoi utiliser des couches lavables ?

1 C’est plus écologique. J’ai calculé que pour notre dernière fille nous aurions utilisé 6205 couches !! J’ai lu qu’une couche jetable mettait jusqu’à 500 ans pour se dégrader. Il semble donc évident qu’utiliser des couches lavables soit plus écologique : du point de vue déchet, c’est un acte zerodéchet. Cependant, elles ont tout de même un impact écologique : elles consomment plus d’eau et d’énergie pendant leur utilisation, ce qui, selon l’ADEME équilibre la balance. A moins (toujours selon l’ADEME) d’avoir une bonne pratique pendant l’entretien : faire tourner une machine pleine, utiliser un lave linge performant, utiliser des lessives écolabélisées et sécher à l’air …

2 c’est plus économique : Et là, y a pas photo !

couches jetables : 
0 à 1 an : 2555 couches (à raison de 7 couches par jour) à 27 cts chez Pam… ou 17 cts chez interm…
de 1 à 3 ans : 3650 couches (à raison de 5 couches par jour) à 33 cts chez Pam… ou 25 cts chez interm…

soit un budget de 1894,35 euros (Pamp…) ou 1346,85 euros (interm…)

auquel doit s’ajouter les lingettes :

3 paquets par semaine  (468 paquets en 3 ans) soit 1006 euros chez pamp… ou 674 euros chez interm …

Soit au total : 2900,35 euros (pam …)ou 2020,85 euros (interm…) Ca parait pas comme ça !


Couches lavables :
achat permettant d’utiliser des couches sur 3 jours : 14 couches imperméables, 28 inserts et 4 « boosters » pour les siestes : 494 euros neuves.

Mais nous les avons achetée d’occasion à 250 euros !

Auquel il faut ajouter les feuilles de papier pour recueillir les selles : 4 rouleaux à 10 euros.

Auquel il faut ajouter les disques de coton lavables (fait maison avec des serviettes usagées et du tissus en coton gratté acheté) : 4 euros de tissus

Coût total : 294 euros (occas) voir 538 euros (neuves)

Pour être honnête :
– nous avons commencé les couches lavables, ma fille avait déjà 8 mois (de couches jetables),
– à l’usage, nous avons continué à utiliser des couches jetables les nuits,  à la halte garderie, lors de transport long, pendant les vacances et des lingettes pour les gros popo …

Donc en faisant le calcul et en achetant des couches de marque distributeur, nous avons fait, en fait, l’économie de « seulement » 1000 euros … (mais, c’est mieux dans ma poche, non ?)


3 – et l’entretien ?

En faite, c’est ce que je craignais le plus et ce qui peut le plus freiner. Effectivement, ça demande 3 lessives de plus par semaine. Mais les couches ne se repassent pas, et je l’avoue (en hiver) je les passais au sèche linge. Si cela avait été si contraignant que ça, j’aurais abandonné !

4 – Et les fuites ?

Il y en a eu aussi. Peut être plus qu’avec des couches jetables. Les couches lavables demandent plus de rigueur dans les changes. Je devais changer ma fille toutes les 3 h, si j’attendais trop : c’était la fuite assurée. Au début, il suffit de suivre le rythmes des siestes et faire les changes avant et après le dodo. Puis de maintenir ce rythme en maintenant un change dans la matinée. C’est la raison pour laquelle je lui mettais des couches jetables si on profitait de la matinée pour aller se promener.

5 – et les odeurs ?

Ben oui, du pipi et du caca, ça sent pas bon. Mais dans les couches jetables non plus !!

Nous utilisions des huiles essentielles (un mélange de 40 huiles en spray) pour assainir, désodoriser. Les couches usagées étaient contenues dans une poubelle à couvercle. Quand celui-ci était fermé, on ne sentait rien.

Si c’était à refaire : je le referais. Mon seul regret est de pas en avoir entendu parlé avant et de n’avoir pu l’utiliser pour ma plus grande ( nous avons essayé, mais elle avait 2 ans et les a refusé). Pour le plus grand (de 13 ans maintenant) : je ne sais pas si les couches lavables étaient déjà si performantes.

Ce qui est sûr : ce sont des produits qui s’améliorent constamment et rivalisent de mieux en mieux avec les couches jetables.

Pour aller plus loin :

article dans Consoglobe
document de l’ADEME

 

Le dentifrice

Restons toujours dans la salle de bain et étudions le dentifrice … Non, non , on ne va pas parler chimie aujourd’hui …

Quelle est le point commun entre ces photos :

Ce sont des belles photos de brosse à dent couverte d’une bonne dose de dentifrice. Comme on le voit dans les pub ventant ces produits.  Alors bien sûr, à force de voir ces belles images de « gros tas » de dentifrice, on a tendance à faire autant … Mais ne serais-ce pas le but ?

Dans ce cas quelle est la dose recommandée ?

J’ai trouvé les réponses dans cet article : dentifrice-guide d’achat de UFC que choisir.

Depuis j’ai acheté un dentifrice dont le seul but est de réduire les caries (et c’est ce que je lui demande) et j’ai diminué par 4 la dose sur ma brosse. J’ai réduit ainsi ma consommation … et je ne pense pas, aujourd’hui, gêner les personnes qui me côtoient (ou alors, elles sont très bien élevées !!)

faire ses cosmétiques

Avez vous un jour pensé à faire vos cosmétiques ??? Peu de personnes répondent oui, à mon avis… : trop compliqué, trop dangereux … en tout cas c’est ce que je pensais.

Il y a 2 ans, je suis tombée par hasard, sur une émission de france 5 « le magasin de la santé », émission plutôt sérieuse à mon avis. Ils avaient invité sur le plateau une jeune femme avec ses marmites pour présenter les produits de ménage maison.

Suite à ça, je me suis promené sur le net à la recherche de cette recette (car je n’avais pas eu le temps de noter les proportions) et j’ai découvert un autre monde du fait maison : les cosmétiques. C’est incroyable, ce que les moteurs de recherche arrivent à trouver avec quelques mots clés : on recherche des recettes de dégraissant maison et on tombe sur des recettes de cosmétiques !!

1 – j’ai réussi à trouver ma recette de dégraissant …

2 – j’ai trouvé la recette de  liniment oléocalcaire. Ça tombait bien, je passais aux couches lavables et ça allait avec …

3 – je me suis lancé dans la cosmétiques … non, je vous rassure, je n’ai pas créé ma ligne de produits cosmétiques …

Je vous propose donc cette semaine : quelques recettes … mais pas de cuisine.

essai du jour : bye bye le papier sulfurisé

Ce soir j’étais à court de papier cuisson pour la tarte (aux épinards et lardons, hummm). Plutôt que de sauter dans ma voiture pour aller racheter un rouleau, je me suis dis : et si je tentais la méthode de maman.

Je pense qu’on a tous vu nos mères (ou pères pour certains) beurrer et fariner les plats pour que le gâteau ou la tarte ne colle pas. Et pour je ne sais qu’elle raison, nous nous sommes mis à utiliser du papier sulfurisé. Certainement car très pratique … mais finalement pas très écologique …

Comment faisait ma maman : elle tartinait généreusement le plat (le mien est en verre) de beurre puis versait une bonne cuillerée à soupe de farine. En tapotant le plat elle faisait glisser la farine sur tout le fond et le bord. Ma maman se mettait au dessus de son évier au cas ou un peu de farine tomberait …

Finalement qu’est ce que je risquais ? au pire avoir une tarte servie déstructurée (tant mieux, c’est à la mode !)

Et belle surprise : la tarte était belle, bonne et pas collée !

La pâte nous a semblé mieux dorée et plus croustillante. Je n’ai eu aucune difficulté à la sortir du plat. UN vrai régal encore une fois !!

Je ne suis pas prête de réutiliser du papier sulfurisé pour mes tartes salées.

moins de papiers-donc moins de tri : astuce 2

Pour allez plus loin dans la réduction du volume de notre boite aux lettres.

N’avez vous pas la fâcheuse impression que, même en mettant un « stop pub », vous recevez encore du « spam papier » ? Et oui : les pub adressées ! celle-ci ne sont pas concernées par le « stop pub ».

Je dois bien recevoir 3 à 4 lettres par semaine. Nos adresses sont collectées de diverses façon :

– catalogue de VPC auquel  j’ai commandé une fois ou 2,
– des demandes de devis à des grands magasins (fournisseurs de cuisine, bricolage …)
–  des achats avec demande d’ouverture d’un compte client,
– …

Même 2 à 3 ans après, ils nous envoient des courriers. La plus part du temps je les jette, sans les ouvrir.

Maintenant je renvoie à l’expéditeur en notant sur l’enveloppe « REFUSE ». Comme pour les spam informatiques.

moins de papier, donc moins de tri – astuce 1

Quels intérêts ai-je à réduire mes papiers ?

1 – écologique, évidemment : car moins de papier, moins d’arbres …, etc. Ca, rien de nouveau.
2 – économique : de façon indirect, car c’est bien nous qui payons la pub dans le tarif des produits …
3 – organisation : moins de papier à trier, c’est autant de temps de gagné : temps passé à le trier, à le déposer au container recyclage …

Comment faire :

– vous connaissez certainement le « stop pub ».

Il est sur ma boite aux lettres depuis un an (seulement !). Et ça a vraiment diminué le contenu de la boite.

J’hésitais à le poser car, je me régalais des pub! si si ! Je prenais mon petit café du lundi et les lisaient comme un journal à l’affût des promos ! J’avais donc peur de ne plus avoir cette info cruciale pour faire des économies.

Mais poussée par mes démons écolo, j’ai fini par céder et ai donc posé cet autocollant.

Le premier lundi fût dur ! Puis, comme pour tout, on se déshabitue.

Et pour les économies me direz-vous ? Pour être franche, je ne suis pas sûr que je faisais vraiment des économies avec les promos (car elles servent bien à vendre … et non à nous aider à faire des économies). Mais là, je n’ai pas de preuves, juste une intuition. Quoi qu’il en soit, j’achète moins de produits en grande surface et uniquement des produits de premières nécessités (lait, œufs, beurre, sucre …). Et ceux-là, sont rarement en promos !!