Un bureau pour pas un sou

il y a peu, cet été, j’ai aidé à désencombrer le local d’une structure pour laquelle je suis bénévole.

Un vieux bureau allait partir à la jaille, comme on dit ici (la poubelle en faite). Ma petite dernière n’avait pas encore de bureau …

Ni une, ni deux, dans le coffre (bon ce fut par si facile de le mettre dans mon tout petit coffre !).

une banquette en palette

Cela faisait bien longtemps que j’avais envie d’un salon sur la terrasse. Pouvoir profiter des jolis rayons de soleil tout en sirotant une petite boisson …

Et je trouvais le défi de le faire moi-même inspirant et à ma portée. Alors lorsque mes voisines m’ont invité à partager un atelier palettes, je n’ai pas hésité !

Comment j’ai rendu ma voiture jalouse !

Il y a 5 ans, lors d’un séjour en village vacances, j’avais essayé ce genre d’engins et j’avais été conquise : un vélo !!

 

oui, mais …

Guide de survie joyeuse

Lorsqu’on avance dans le mode de vie zéro déchet, on regarde un peu plus vers la nature, la production maison, … et on est tenté d’augmenter notre autosuffisance. Car tout ce qui vient du jardin n’est pas emballé, est local et nous apporte le plaisir de l’avoir fait soi-même.

Alors c’est pas étonnant que Guide de survie joyeuse de Guyslaine Goulfier et Jean luc Féat m’ait sauté aux yeux la dernière fois que je suis allée à la bibliothèque de ma commune.


2 mots ont retenu mon attention : survie et joyeuse !

Permaculture, Guérir la Terre, nourrir les Hommes – Perrine et Charles Hervé-Gruyer

Il y a un an je vous parlais d’un livre qui avait largement influencé ma façon de jardiner : Le jardin anticrise de Rodolphe Groléziat. Et puis, il y a eu Demain, le film.

L’un des portraits présentait un couple, un couple un peu à part ayant décidé de changer de vie, l’un pour déposer ses amarres, l’autre pour se mettre au vert.

Je ne sais pourquoi j’ai été particulièrement touchée par ce témoignage : peut être ai-je été émue par leur passion pour leur activité, par la beauté de leur « jardin » ou tout simplement par l’incroyable résultat de leur expérience.

Car la ferme du Bec Hellouin est un lieu expérimental où Perrine et Charles Hervé-Gruyer tentent et expérimentent de nouvelles approches de la culture vivrière et avec succès. J’ai donc voulu en savoir plus et me suis empresser de lire leur livre. Permaculture, guérir la terre, nourrir les hommes.

 


Permaculture, Guérir la Terre, nourrir les Hommes, quel titre !

La terre est-elle malade ? Certainement et ce n’est pas moi qui le dit. Un rapport de 2011 de la FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations*) le SOLAW, présente l’état des ressources en terre et en eau pour l’agriculture.  Ce rapport affirme que 25 pourcents des terres sont dans un état de dégradation extrême.

Alors comment peut-on bien cultiver sur une terre malade …

Charles et Perrine Hervé-Gruyer nous expliquent dans ce livre qu’il est possible d’avoir une pratique culturelle intensive tout en préservant, voire en améliorant le sol. Ils obtiennent des rendements incroyables sur de toutes petites surfaces, à la main, et montrent par exemple, qu’un maraîcher peut vivre en se dégageant un salaire honorable avec seulement 1000 m2. Et lorsque je regarde mon jardin, je me dis que j’ai un trésor qui dort.

D’autres expériences pour exemples

Pour développer leur pratique, les auteurs ont fait le tour du monde (souvent grâce à internet) pour s’inspirer d’autres pratiques : les peuples primitifs, la permaculture avec Bill Mollison et David Holmgren, des cultures en terrasse de Sepp Holzer, John Jeavon et la microagriculture biointensive en buttes , Eliot Coleman avec une approche biointensive en planche de 75 cm, les jardiniers maraîchers parisiens du XIX … Toutes ces rencontres les ont inspiré et leur ont permis de développer leur conception d’une microferme.

 

le concept de microferme

Je ne dévoilerai pas tout ici mais j’aime beaucoup le concept développé.

Plus la ferme est petite et plus elle est productive par unité de surface nous disent-ils. Les techniques utilisées ne permettent pas la mécanisation. Il est donc impossible de développer des fermes de plusieurs hectares. Mais qu’importe puisque les techniques biointensives permettent d’optimiser le rendement tout en améliorant le sol et qu’une surface de 1000m2 peut être suffisante. Perrine et Charles Hervé Gruyer imaginent ainsi des microfermes de moins de 3 hectares dont 1000m2 seraient consacrés à la culture vivrière, le reste pouvant servir pour bâtir une maison éco-conçue pour la famille, planter une forêt-jardin pour récolter des fruits et petits fruits transformés sur place, installer des mares et/ou des étangs piscicoles, des réserves de biodiversités … Mais ils ne s’arrêtent pas là et redessinent le paysage avec des écosystèmes de microfermes aux activités complémentaires, mutualisant une partie de leurs besoins, échangeant leurs ressources (le déchet de l’un devenant la ressource de l’autre), entourées d’artisans …  car le tout est davantage que la somme des parties… J’aime beaucoup ce que j’imagine à cette lecture.

Ce livre donne l’espoir d’une agriculture plus respectueuse de notre environnement, mais également des hommes. Il montre qu’avec des pratiques, finalement simples, concrètes, réalistes, mais nécessitant un bon apprentissage, on peut restaurer notre paysage, reforester, augmenter la biodiversité tout en nourrissant la population. Ce livre n’est pas un manuel technique** et je l’ai regretté un moment mais il m’a donné envie de retourner au jardin pour tester certaines choses, mais à mon échelle.

 

2 techniques que j’aimerais tenter ici : la densification des cultures et la forêt jardin

 

La « plaie » en jardinage : le désherbage et bien évidemment, pour moi, à la main. Alors quand je lis dans ce livre qu’il est possible de semer des carottes tous le 6,5 cm au lieu des 30 cm recommandés, je comprends vite l’intérêt : moins d’adventices, donc moins de désherbage et plus de légumes au m2. Intéressant non, alors, je vais tenter …

Souvent lorsque je regarde la haie qui entoure en partie « notre » terrain, je trouve qu’il y manque quelque chose. Si je la compare aux haies de nos bocages constituées de 5 étages : des arbres, des arbustes, des arbrisseaux, herbacées et couvre-sol, je me rends compte qu’il n’y a pas d’arbres dans ma haie, ce qui la rend monotone. Alors je me dis que j’aurais bien aimé avoir eu l’idée d’y planté des arbres fruitiers … Et j’imaginais une haie avec des arbres fruitiers et des arbrisseaux à fruits, car quitte à planter un arbre, pourquoi ne pas en cueillir les fruits. En lisant ce livre j’ai découvert qu’il s’agissait de forêt jardin sous forme linéaire et l’idée me plait beaucoup. En plus je viens de faire un peu de place … (je vous en dis plus bientôt).

Alors vais-je transformer mon jardin en microferme ? Non, bien sûr, je ne tenterai pas l’aventure de devenir maraîcher professionnel. Mais par contre améliorer mon potager, allez un peu plus loin vers l’autonomie … pourquoi pas !

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Je vous invite à aller visiter le site de la ferme du Bec Hellouin : les photos sont magnifiques et vous y trouverez également un fond documentaire. Vous pouvez également les suivre sur leur page facebook.

Il y a peu Natasha des Echos verts nous avait fait partager sa lecture de ce même livre. Je vous invite à lire son article très intéressant.

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* FAO : Organisation des Nations Unis pour l’Alimentation et l’Agriculture
** Perrine et Charles Hervé-Gruyer nous annonce dans ce livre qu’un manuel plus technique est en cours de rédaction. J’ai hâte de le lire !

Aujourd’hui, sort le film documentaire « DEMAIN »

J’ai eu la chance de le voir en avant première à Nantes en la présence de Mélanie Laurent. Quelle chance ! Je vous propose donc mes impressions suite à cette projection et donc pourquoi, je vous invite vivement à le (re)voir …

Mais avant tout propos :

– suis-je objective dans ce que je vais vous dire ? Non. En effet j’ai participé au financement participatif car c’est un projet qui m’a séduit, auquel je croyais fortement et que j’attendais avec impatience telle une vrai grouppie et que je suis depuis bientôt 2 ans ! Voici le film qui m’avait convaincu de participer.

– suis-je cincère ? Oui. cent fois, mille fois oui et comme toujours dans mes articles. Car si j’avais été déçu, je n’aurais tout simplement pas écrit d’article.

Pourquoi je vous précise tout ça ? Car j’ai été émue comme il y a bien longtemps en voyant ce film et que cela peut paraître « anormal » !

Quel est donc ce film, Demain ?

Mélanie Laurent nous a raconté la naissance du projet. Un jour Cyril Dion, co-fondateur du mouvement Colibri,  lui présente l’idée un peu folle de vouloir faire un documentaire sur le réchauffement climatique, mais autrement !

Ne pas parler des catastrophes qui nous attendent, des typhons et cyclones, des populations déplacées par la montées des eaux, d’autres par la sécheresse ou la famine …

Autrement, de façon positive. Mais comment ? En relatant les solutions qui existent  déjà aujourd’hui, qui sont peu connues, et qui misent bout à bout, dessinent un monde pour Demain.

Alors Cyril Dion et Mélanie Laurent forment une équipe et partent aux quatre coins du monde pour filmer, enregistrer et recueillir des témoignages d’initiatives, toutes plus belles les unes que les autres.

 

De quoi parle ce film ?

Demain est découpé en 5 grandes parties : l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation.

Je ne vais pas vous révéler le contenu : ce ne serait pas juste pour  le travail fourni. Certaines des initiatives ne m’étaient pas inconnues : les monnaies locales, l’agroculture, les incroyables comestibles, Pierre Rabhi et le mouvement Colibri … Et j’en ai découvert bien d’autres.

Juste pour vous donner un avant gout, voici la bande annonce.

Qu’apporte ce documentaire et pourquoi m’a t-il tant touché ?

Premièrement, ce film est très bien documenté. Le propos s’appuie sur des chiffres qui donnent vraiment du sens, sur des initiatives vraiment nouvelles. Il est évident que Cyril Dion connaît très bien son sujet et sait le faire partager de façon pédagogique, claire et logique.

 

Deuxièmement, ce film crée du lien. Ces initiatives prisent isolément n’ont pas forcement de sens. Certaines semblent être réalisées à petites échelles, sont expérimentales ou bien ne semblent pas avoir de lien entre elles. Mais le scénario a été fait avec une telle intelligence que tout s’emboîte à merveille.

Troisièmement : la bande originale est fabuleuse. Je n’aurais pas pensé à en parlé si je n’avais pas entendu ce midi l’émission sur France Inter, La bande originale présenté par Nagui. Ce midi il recevait Fredrika Stahl qui a écrit 6 chansons pour le film. Je ne connaissais pas cette artiste, mais il est tout de même vrai que la musique d’un film fait aussi son ambiance. Et là j’ai vraiment aimé !

Quatrièmement : la lumière, les prises de vue sont belles et mettent vraiment en valeur toutes les alternatives proposées.

Mais j’arrête là de justifier. Ce film m’a tout simplement pris aux tripes. J’ai pleuré quasiment du début à la fin. Pas de tristesse, de joie.

D’une grande joie qui me dit qu’aujourd’hui les choses sont possibles, nous avons les cartes en main, qu’il suffit juste de les poser enfin sur la table pour que notre monde de Demain aient bien plus de sens, plus respectueux des hommes, de la nature, de notre unique planète. Mais surtout, que ce « Nous » n’est pas nos dirigeants, nos banquiers, les responsables des grands groupes. Non ce « Nous », c’est NOUS.

 

Alors c’est quand qu’on commence ?

 

Je ne vous ai pas convaincu : peut être eux y arriveront

No impact man, peut-on sauver la planète sans rendre tingue sa famille ?

Lorsque j’ai démarré ce blog, beaucoup m’ont parlé de ce livre. Et comme je suis curieuse et à la recherche de documentations pour alimenter mon cerveau en ébullition, je me suis jeté dessus !

Et bien sûr lorsque Natasha du blog Les échos verts m’a demandé si je souhaitais participer à son échodéfi « Découvrir des lectures inspirantes et engagées , je n’ai pas hésité.

Colin Beavan, écrivain historique, raconte comment, pendant une année, il a tenté de vivre, en plein centre de New York, en réduisant au maximum son empreinte écologique. Ce récit chronologique, teinté d’humour, nous entraine dans la vie d’un New Yorkais confronté à des problèmes auxquels je n’aurais même pas pensé. Il nous explique également, comment il a entrainé sa femme et sa fille dans l’histoire non sans difficulté.

Dans un premier chapitre il explique comment il est entré dans cette démarche en nous disant : « au lieu d’essayer de changer les  autres je devais d’abord me changer moi-même ». Le récit du premier jour, avec la question des mouchoirs jetables, représente bien les difficultés que l’on peut rencontrer dans ce genre d’entreprise.

phase 1: réduire ses déchets  Il nous raconte comment il a réduit sa poubelle Le récit de l’expérience des couches lavables est un vrai bonheur et m’a rappelé bien des choses. Tout comme, ses premières expériences d’achats en vrac avec des bocaux.

phase 2 réduire les transport polluants  mais aussi comment il s’est brouillé avec sa mère car il ne voulait pas prendre l’avion, la réparation de son vélo pour circuler dans les rues de New York, ce qui a l’air d’être plus que périlleux, ou d’une trottinette pour sa femme.

phase 3 : une alimentation durable Là, Colin découvre les marchés de producteurs locaux, les AMAP, mais également qu’il devrait se passer de café !

phase 4 : une consommation raisonnable avec la découverte des achats d’occas, du troc …

phase 5 : couper l’électricité. Il part à la recherche de moyens alternatifs de produire de l’électricité et se questionnent sur sa consommation d’énergie.

phase 6 : compenser le mal par le bien. Parce qu’avoir aucun impact sur l’environnement est impossible, Colin cherche des moyens de compenser par des actions à impact positif comme ramasser des ordures dans la nature, planter des arbres, participer à des actions associatives …

En dehors de nous faire vivre cette aventure, Colin Beavan fait dans ce livre une vrai critique de notre mode de vie et plus particulièrement de la vie à New York. A l’appui de données chiffrées ou de références il explique pourquoi ces différentes étapes ont été nécessaires. Mais Colin Beavan sait le raconter avec humour ce qui rend cette lecture très facile.

Ce livre m’a aidé à réfléchir sur mon empreinte écologique, et notamment, que réduire nos déchets n’étaient qu’un des maillons. Mais je m’y suis reconnu à bien des moments … comme quoi changer peut prendre les mêmes chemins …

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Cet article a été publié dans le cadre de l’éco-défi « Découvrir des lectures inspirantes et engagées. » Hier, Natasha du blog Les échos verts nous présentait Insolente Veggie de Rosa B. et demain Irène du blog La Nébuleuse nous donnera son avis sur Vive l’agro-révolution française (Vincent Tardieu).