retour d’Allemagne #2

Cela faisait 20 ans que je n’étais pas allée en Allemagne et voilà que je m’y rends 2 fois dans la même année  ! Mais lorsque de belles occasions se présentent, il faut s’en saisir …

L’objectif premier de ce voyage était de faire découvrir ce pays à mon fils qui apprend cette langue au collège. Mes expériences personnelles m’ont apprises qu’une langue s’apprend en la pratiquant et donc quoi de mieux que l’immersion !

Mais bien sûr, ne soyons pas hypocrite, la découverte d’une autre culture, d’un autre pays, exercer mon allemand (et prendre certains risques linguistiques), partir avec mon fils pour resserrer quelques liens étaient pour moi mes priorités.

Porte Holstentor de Lübeck

Les vacances de la Clarinet Verte

Et oui enfin les vacances : repos, farniente et découvertes, mais en mode vert bien sûr !

Il y a plein de solutions pour être en vacances et être éco-responsables. Pour de belles vacances en famille, nous choisissons une formule village de vacances : pour les enfants, des animations adaptées à leur âge et pour les adultes, la
possibilité de partir en rando toute la journée. Des vacances pour tous, quoi !

Alors, bien sûr, lorsqu’on pense Village de Vacances, on imagine les « bronzés », le club med et l’animateur autour de la piscine … l’horreur, quoi !

Enfin, c’est l’image que j’en avais jusqu’à ce que mon cher et tendre arrive à me convaincre du contraire.

Cette année nous sommes en Haute-Savoie, à Samoëns.

Le Bérouze, Samoëns

Alors pourquoi avons nous choisi cette structure ?

Un pique nique zéro déchet

Les beaux jours enfin … et avec, l’envie de se promener et de profiter de la nature. Alors pourquoi ne pas pique-niquer ?

Quel plaisir que de prendre son temps et de profiter d’un moment en famille, oui, mais sans déchet !

L’année dernière, je vous avais fait découvrir notre premier pique-nique zéro déchet à l’occasion d’une belle sortie. Depuis d’autres occasions se sont présentées et j’en ai tiré quelques règles.

Le scenario zéro waste

http://lescenario.zerowastefrance.org/Un coup de cœur littéraire (mais attention, je ne suis pas critique, hein) :

Le scénario zerowaste [zéro déchet, zéro gaspillage]. Auteurs : Flore Berlingen, Laura Caniot, Delphine Lévi Alvares. Association Zero Waste France. Editions rue de l’échiquier.

Ce livre rédigé par une association : zéro waste France (ancien CNIID) nous explique : pourquoi, comment réduire ses déchets et nous invite à passer à l’action.

– Première partie : pourquoi réduire les déchets. En s’appuyant sur des statistiques, les auteurs expliquent que réduire les déchets permet de réduire les pollutions, de préserver des ressources, réduire les coûts de gestion de déchets et de dynamiser un territoire.

– Deuxième partie : comment réduire les déchets. En s’appuyant sur des expériences déjà menées de part le monde : Capannori (Italie), San Francisco (Etats-Unis), Argentona (Espagne)… Les auteurs nous proposent des solutions applicables : éco-conception, économie circulaire, consigne, vrac, abolir le jetable, le ré-emploi, le compostage …

– troisième partie : passer à l’action. Les auteurs nous donnent des pistes pour démmarrer une démarche de réduction des déchets.

Mon avis : Ce livre est de prime abord adressé aux collectivités qui souhaitent démarrer une démarche zéro déchet/zéro gaspillage. Et ça tombe bien, puisqu’en France 48 collectivités se sont engagées à réduire leur déchet.

Dans la même optique, ce livre s’adresse également aux citoyens qui souhaitent soutenir et convaincre leur territoire de passer à l’action.

Mais aussi, ce livre est adressé à tous les septiques qui pensent encore que le sujet des déchets  n’est pas leur problème. Réduire les déchets est dans l’intérêt de tous. Cela permet de préserver notre environnement. Mais pas seulement. C’est créateur d’emploi. C’est économique pour les collectivités et pour chacun d’entre nous.

Ce livre explique comment procéder, mais surtout, que les solutions existent déjà ! Y a pu qu’à !!

impressions d’Allemagne

Me voici donc revenue d’Allemagne où j’ai passée un agréable séjour.

Mais bien sûr, La Clarinet verte et restée aux aguets, car pour moi, l’Allemagne, reste synonyme d’écologie … J’avais donc hâte de visiter ce paradis vert.

La première chose qui m’a frappé en arrivant en Allemagne (nous circulions en bus) a été la diversité et la forte présence de la faune sauvage : tout le long du trajet, une fois la frontière passée, nous avons pu observer des troupeaux (par dizaines) de chevreuils, des oies sauvages, et … des centaines, que dire, des milliers de monticules de terre signalant la présence de taupes : je pense que les taupes ont fuit la France pour l’Allemagne, tellement il y en avait.

La deuxième chose était la propreté des bas cotés des routes et ceci même en ville. Après être passé par le périph de Paris, où certaines zones ressemblent à de vraies décharges, le contraste était frappant.

Puis, lorsque nous avons quitté les grandes routes, j’ai pu voir fleurir les pistes cyclables : la plupart des grands axes que j’ai pu observer sont doublés de vrais axes pour les vélos, à chaussées séparées de la route.

Pas à dire, j’étais au paradis, enfin presque …

Bon il faut avouer que les allemands sont très forts dans certains domaines :

rue piétonne – l’aménagement des villes (bien que nous avançons bien dans ce domaine). J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de zones piétonnes.

éolienne

 

– les énergies renouvelables : des éoliennes partout et même en mer (cette région est plutôt ventée), des panneaux solaires très présents, le chauffage des maisons au bois et bien sûr les maisons passives.

poubelle de tri

– le tri : je n’avais jamais vu ce type de container. On en trouve partout en ville (ici dans une gare) : on peut y déposer séparément : des déchets (non recyclables), du papier, des emballages et du verre.

consigne

– la consigne ! Énormément de produits liquides sont contenus en emballage consignés et même des bouteilles plastiques. Il existe également des magasins de boissons où tous les produits vendus sont consignés.

Donc là, la question fatidique : pourquoi a t-elle disparût en France ? Car on avance souvent l’argument du markéting. Et en Allemagne, le markéting est tout autant présent.

 

Mais contrairement à ce que je pensais, tout n’était pas rose :

Et oui, ceux qui était avec moi en Allemagne se rappellerons bien longtemps de ma quête désespérée pour une brosse à dents en bois. Quoi, me diriez vous, il n’y en a pas en magasin en France, alors pourquoi en Allemagne. Et bien, c’est pour moi, le pays de l’écologie et  comme l’une d’elle est fabriquée en Allemagne, je pensais en trouver. et ben non j’ai fait chou blanc. Je vais donc devoir acheter ma brosse à dents allemande sur internet !

Dans cette quête, j’ai évidemment visité un grand nombre de magasin bio. J’ai donc pu visiter  différents type de magasins. Et bien, je fût très surprise de ne pas y voir de vente en vrac (bon il faut dire que je m’y attendais un peu suite aux confidences de Natasha du blog Echosverts). Mais je m’étais imaginer peut être que …

Bon je ne vais pas tirer des conclusion à la hâte : ce n’est pas en une semaine qu’on peut appréhender le mode de consommation d’un pays. Mais il me semble que, si l’Allemagne nous apportait quelques solutions en échanges des nôtres, nos 2 pays avanceraient plus vite …

Et toi, as tu trouver à l’étranger des solutions faciles et efficaces à importer en France ?

let’s pollute

une petite vidéo pour aujourd’hui, à prendre  en contre pied bien sûr !

 

T’as quoi dans l’frigo ? episode 2

Et voici le second épisode de cette saga passionnante : t’as quoi dans l’frigo ?

Aujourd’hui nous vous proposons une recette sucrée avec des restes de cookies, des fruits (même trop mûr) et un peu de malice.

Je remercie à nouveau Eric de l’ Atelier cuisine pour sa participation (essentielle) et Emmanuel de Le film unique

Alors à vos fournots !