des nouvelles de la crème de jour !

Il y a quelques mois, je vous avais dévoilé ma recette de crème de jour dans un pas à pas.

Je vous avais donné rendez vous pour la fin du premier pot pour savoir ce que ça donnerais et pour la décongélation du 2eme pot. Je ne vous ai pas oublié, non, non.  Je viens tout juste de finir mon premier pot.

Quelques enseignements à en tirer :

1- Je viens de terminer mon premier pot, soit 7  mois après sa préparation. La crème avait gardé la même texture et ne s’était pas couverte de moisissures ou autres. Donc lorsque l’on prend un maximum de précaution (désinfection à l’eau bouillante de tous les ustensiles au moins), une crème de 50 ml dure le temps nécessaire à son utilisation (pour rappel, je l’utilise pour mon visage et mes mains 1 à 2 fois par jours). Je rappelle cependant qu’il faut être très prudent et la jeter au moindre doute : développement de moisissures, modification de l’aspect, de l’odeur …

2 – J’avais congelé (première tentative) un deuxième pot : en effet faire 2 pots prend autant de temps que d’en faire un seul. A la décongélation, un peu d’eau s’est formé sur le dessus. En dehors de ça la crème à la même texture que la première.

Donc je le referais !

crème hydratante – pour aller plus loin

Vous n’avez peut être pas tous le temps ou l’envie de vous transformer en petit chimiste (voir crème hydratante épisode 1 et épisode  2 ). Dans ce cas là comment faire ….

J’ai trouvé plusieurs articles sur le net pour nous guider dans nos achats de cosmétiques que voici :

les cosmétiques passés au peigne fin (Association Santé Environnement France)

– le guide cosmétox de Greenpeace

cosmétiques et perturbateurs endocriniens (UFC que choisir)

Le but n’est pas de vous faire peur. Mais de pouvoir choisir en toute connaissance de cause. Et personnellement, puisque nous avons le choix, je choisi « bio » … et je lis attentivement puis je reste fidèle (pour ne pas me prendre le chou à chaque fois …)

 

crème hydratante : pas à pas, épisode 2

Une fois que vous avez réuni votre petit matériel (voir épisode 1), nettoyé votre cuisine et trouvé un moment de répit, compter 30 minutes (c’est le plus dur à trouver …), vous allez pouvoir œuvrer et découvrir le mystère des crèmes de soins : c’est presque de la magie !

Sortez les marmites !!

mettre 2 casseroles remplies d’eau sur le feu  et faites bouillir.

Plonger dans l’eau bouillante tout ce qui sera en contact avec les composants de la crème : les pots, les saladiers, les cuillères, la tête du mixeur … A l’usage, vous laisserez une casserole bouillir (il y a toujours un truc en cours, au bain marie

 

 

Mesurer 120 g d’eau (soit 120 ml) que vous faites bouillir (la troisième casserole). Vous versez l’eau dans un des saladiers et hop au bain marie.

Mesurer 112 g d’huile : vous pouvez faire un mélange avec, par exemple, 100 g d’huile de tournesol et 12 g d’huile d’olive, dans mon cas du jour. L’huile un peu plus « précieuse » est toujours en faible quantité par rapport à l’huile de base. Pour cette mesure j’utilise ma balance de précision et une boite en plastique (le bol en verre est trop lourd pour la balance). Évidement, la boite a été ébouillantée.

verser dans le deuxième saladier. Mettre ce saladier au bain-marie (le deuxième).

Peser 8 g de cire d’abeille. On voit que le poids de « cire + huile » est égale au poids de l’eau. C’est une crème 50/50

Mettre la cire d’abeille dans l’huile qui est au bain marie. Laisser fondre (ça peut prendre une dizaine de minutes)

 

La cire est fondue. Sortir le saladier du bain-marie. Ainsi que le saladier d’eau. Les 2 sont au bain-marie pour avoir la même température.
Verser lentement l’eau tout en mixant : la magie opère … C’est, là, si vous n’avez pas de mixeur plongeur en double, que vous devrez avoir un peu plus d’huile de coude pour battre au fouet, comme une bonne mayonnaise (d’ailleurs, la couleur y ressemble, là !!)

En cour d’émulsion.

Une fois que toute l’eau est versée.

Laisser refroidir à l’air libre ou comme moi au frigo (pour accélérer un peu, avant le réveil de la sieste, hé hé …)

De temps en temps la ressortir et donner un petit coup de mixeur (c’est pour ça que je le laisse dedans)

Ensuite les huiles essentielles : elle se mettent à la fin, sinon elles se volatilisent !!!

Dans mon cas, j’avais doublé les proportions pour me faire 2 crèmes en 1 … (maligne, non …)

– une crème pour le corps,
– une crème du soir « antiride » pour le visage.

J’ai réparti la crème obtenu dans les 2 saladiers dans les proportions : 1/3 et 2/3.

J’ai ajouter donc mes huiles essentielles en fonction :

Pour la crème visage antirides du soir (soit pour moi 160 ml) :

– huile essentielle de ciste ladanifère (30 gouttes)
– huile essentielle de bois de hô (30 gouttes)

Toutes 2 intéressantes en antiride.

de la vitamine E  (une bonne goutte) et de huile essentielle de Petit grain 20 gouttes en tant que conservateur.

Pour la crème pour le corps que je mets le soir au coucher (soit pour moi, 320 ml) :

– huile essentielle de citron  : 80 gouttes (attention, les HE d’agrumes sont photosensibilisants, donc ne pas mettre avant une exposition au soleil)
– huile essentiel de patchouli : 20 gouttes
– huile essentiel de Yang Yang : 20 gouttes

Ca donne un parfum très intéressant, dans lequel j’aime bien m’envelopper avant de ma coucher …

et aussi de la vitamine E et de huile essentielle de Petit grain ( 60 gouttes) en tant que conservateur.

 

une fois finie : belle texture onctueuse, un peu grasse, mais j’ai la peau sèche.
une fois versée dans le peau.

 

 

 

Pour récapituler :

eau : 120 g
huile végétale : 112 g
cire : 8 g

Ce qui vous fait une crème de 240 ml

si vous souhaitez des huiles essentielles :

crème pour le corps, jusqu’à 30 gouttes d’huiles essentielles pour 50g de produit fini
crème pour le visage : jusqu’à 20 gouttes d’huiles essentielles pour 50g de produit fini

La crème se conserve un à deux mois. Observer bien votre crème régulièrement : si des moisissures apparaissent ou si elles virent : tout est a jeter. Ne prenez pas de risque, surtout à ce prix.

Bé oui le prix de revient alors :

eau : prix quasi infime
huile : environ 50 cts (en fonction des huiles)
cire : 20 cts
huiles essentielles : tout dépend des huiles essentielles utilisées car certaine sont chères (par ex le cyste ladanifère compter 10 euros le flacon de 10 ml) ce qui fait 3 euros.

Donc total : 3,70 euros, allez, soyons fou, 4 euros  les 240 ml de crème antirides !!!

Bon soin !!!

Ce que j’ai pas dit :
j’ai pour ma part préparer 480 ml de crème. Sauf si je me tartine matin et soir 1 mm de crème partout, j’en ai pour un moment. Et là, me direz vous : y a pas un risque de conservation ? Sans doute si je laisse à température ambiante.
Donc, je teste cette fois-ci d’en congeler une partie. Je vous donnerai le résultat dans quelques mois ….

 

crème hydratante : pas à pas – épisode 1

Avant propos :

Je vais vous expliquer comment je procède pour me faire une crème hydratante : la recette est le fruit de plusieurs tests et me convient parfaitement. Mais chaque peau est différente et j’ai dû essayer 3 ou 4 recettes avant de trouver les proportions qui me conviennent. Le but de ce pas à pas est de vous montrer les bases, le matériel et les techniques que j’utilise … il existe sur internet bien d’autres recettes, mais aussi des livres …

nécessaire du petit chimiste !

Matériel :

– 2 bols en verre (ou inox), 1 mixeur plongeur, cuillères

– Le mixeur n’est pas obligatoire. Pour des raisons d’hygiène, le mieux est qu’il ne serve qu’à ça. Il se trouvait que j’en avais 2 (ahhh, la fièvre acheteuse !! pas bien !) . A la place, un bon fouet en métal inox peut suffire, mais il faudra donner un peu plus de soi !

– des liquides : une crème n’est ni plus ni moins qu’une bonne mayonnaise avec de l’huile et de l’eau.

– l’huile : toute huile végétale peut servir. A retenir : tout ce qui se mange peu se mettre sur la peau (l’inverse n’est pas vrai, attention !). Quitte à faire sa crème soi-même autant prendre des produits de qualité (première pression à froid) et bio. L’huile de tournesol (oui, oui celle pour frire) peut être une très bonne base à laquelle on peut ajouter des huiles plus rares (donc plus chères) mais ayant des propriétés recherchées.

Aujourd’hui, j’ai pris ce que j’avais sous la main : de l’huile d’olive (toujours celle qui sert à la cuisine), qui est une très bonne huile riche, nourrissante et riche en vitamines A, B, C et E. Mais parfois j’utilise de l’huile de germe de blé très riche en vitamine E et donc très bon antiride …

– l’eau : comme vous le voyez, j’ai pris de l’eau du robinet filtrée que j’ai bouilli pour des raisons d’hygiène. Si vous y tenez, vous pouvez prendre des eaux minérales, certaines ont des vertus cicatrisantes (recherchez alors les eaux de stations thermales).

La crème est une émulsion : c’est un mélange intime entre de l’huile (hydrophobe) et de l’eau (hydrophile par nature). Ce mélange n’est pas stable et comme la vinaigrette ces 2 phases ont tendance à se séparer. Si vous voulez donc que la crème tienne dans le temps, il faut un émulsifiant. Mais pas d’inquiétude, la cire d’abeille (en photo) est un excellent émulsifiant. Par ailleurs, la cire d’abeille nourrit et protège la peau.

 

Pour améliorer la qualité de votre crème vous pouvez aussi ajouter des huiles essentielles. Alors attention, ces produits très forts sont à utiliser avec précaution : les huiles essentielles ne doivent pas être utilisées en présence

d’enfants de moins de 3 ans et de femmes enceintes. En cas de doute
(maladies chroniques, …) demander avis auprès d’un médecin ou d’un
pharmacien. Il y a plein d’informations sur le net, parfois contradictoires. J’utilise pour faire mes choix un livret que m’a remis mon pharmacien, rédigé par un laboratoire fabriquant ces produits. Je ne peux que vous conseiller d’être prudent sur les infos que vous trouverez sur le net : croisez et vérifiez …

Et pour la conservation : vitamine E pour les produits huileux, huiles essentielles antiseptiques (petit grain, tea-trea …), extrait de pépin de raisin pour les produits aqueux.

 

des contenants finaux : voyez, ici, ce ne sont que des pots récupérés. Je n’en ai qu’un en verre. Donc si certains ont des pots à crème en verre, je suis preneuse. Vous pouvez aussi prendre des pots à conserves …

 

Un plan de travail bien dégagé et propre …
un torchon propre et fraichement repassé.

Tous les contenants ou outils qui seront mis en contact avec les produits seront ébouillantés et mis à sécher dessus …

Et évidemment, votre grimoire de potion (euh, livre de recettes). Vous allez probablement avoir quelques écueils. Il est donc très utile de noter ce qui marche et ce qui marche pas …
BONNES TAMBOUILLES !!!à demain pour la suite …

crème hydratante maison : pourquoi ?

Depuis la semaine dernière, je vous parle de mes soins de beauté. Des choses très simples et très abordables. Cette fois, je vous présente quelque chose d’un peu plus « technique » : la crème hydratante

Pour quelles raisons faire sa propre crème maison?

– je crois que dans une autre vie je devais être druide, sorcière ou petit chimiste (à voir …), mais j’aime bien touiller dans la marmite,
– j’aime comprendre comment sont fabriquées les choses qui nous entourent,
– il n’y a rien de plus doux et agréable qu’une crème que l’on a fait soi-même, c’est comme le gâteau au chocolat maison, la petite robe d’été fait main ou le légume du jardin : ils ont une saveur inégalée car nous l’avons préparé, cousue ou bichonné avec amour …
– et faut bien le dire, ça ne coûte pas 10 euros le pot de 50 m contrairement à certaines crèmes du marché !!
– et aussi, vous produisez moins de déchets …

C’est moi qui l’ai fait !

Dès demain je vous présente donc ma recette, celle que j’ai retenue, parmi toute celle trouvée sur le net ou dans les livres.

un soin du visage pour avoir une peau de bébé …

Comme je vous l’ai dit en début de semaine, le matin je prends une douche, et oui, je pense un peu aux autres …

Je me lave donc le visage sous la douche au savon d’alep. Mais après, ça tiraille un peu, alors vite vite un hydratant pour la peau … Ça doit bien faire un an et demi, voir 2 (le temps passe tellement vite) que je ne m’achète plus de crème hydratante. Et oui : elles sont chères, pour certaines, c’est honteux,  ou pas (et là elles me filent des boutons !) et franchement aucune ne tiens ses promesses.

Les pubs des crèmes sont limites mensongères (je dis « limites », pour être gentille). Elles sont présentées par des mannequins parfaits, maquillées par des pros avec des images en lumière surexposée pour ne pas voir les imperfections. Nous aurions droit au même traitement et nous serions, toutes, parfaites … Mais ce n’est pas le cas.

Alors pourquoi je mets un soin hydratant le matin : car, sinon, ma peau tiraille et c’est très inconfortable. Si je ne mets rien, ma peau va produire son propre soin hydratant et j’aurais alors la peau aussi brillante que des spots !!

Alors, alors ….

J’utilise très simplement de l’huile d’amande douce et ceci depuis plus d’un an. Si si … Comme les bébés !

Comment je fais : juste après la douche, la peau du visage encore humide (favorise la pénétration de l’huile), je dépose quelques gouttes dans le creux de ma main et je me masse le visage : un bon massage en douceur qui revigore et défroisse la peau … La peau absorbe cette huile en quelques minutes. Vous pouvez alors vous maquiller (si vous le souhaitez). Si la peau est déjà sèche après la douche alors je rajoute quelques gouttes d’eau dans le creux de la main.

En terme de tarif, on est bien loin des crèmes hydratantes vendues. En terme d’efficacité, à chacun de voir. Mais comme je ne crois plus aux promesses des produits industrielles, l’huile d’amande douce me convient parfaitement : je me sens bien dans ma peau ainsi …

Ceci étant dis, ma peau est de type normale, avec peu d’imperfections et peu ridées : là je pense que je tiens de ma mère : c’est mon soin anti rides … parce que, on a beau faire, tout dépend de notre capital génétique et quoi qu’on fasse notre visage finira tout ridé …

Et en terme de déchets : un flacon d’huile d’amande douce est en verre et il dure, il dure, il dure …

lotion pour la peau

Pour bien nettoyer sa peau, plusieurs solutions :

– l’eau et le savon, mais ça tiraille un peu. Je le fais le matin sous la douche avec mon savon d’Alep. Mais je sais que je vais mettre un produit ensuite pour l’hydrater.

– la lotion nettoyante : je l’utilise plutôt le soir avant mon soin de nuit.

Et voici la recette : d’une simplicité enfantine, elle revient bien moins chère que toutes celles vendues en magasin et vous pouvez utiliser des produits bio.

pour un flacon de 750 ml :

– 1 cuillère à soupe d’huile végétale (olive, tournesol, amande douce …)
– 1 cuillère à soupe de savon liquide neutre. Pour ma part, j’utilise mon savon de Marseille liquide, ma lessive pour le linge maison quoi … (là je vous conseille de lire le post concerné pour ne pas me prendre pour une dingue !!)
– la quantité d’eau pour remplir

Prendre de l’eau en bouteille ou bien mieux de l’eau du robinet filtrée et bouillie. Verser l’eau dans le flacon une fois refroidie. Ajouter la cuillère à soupe d’huile (je prends de l’huile d’amande douce), la cuillère à soupe de savon liquide. Mélanger, et c’est prêt …

Vous pouvez mettre aussi de l’eau florale : eau de rose pour le parfum, eau d’hamamélis pour les peaux fragiles, … J’en mets 100 ml et donc 650 ml d’eau.

Pour être franche, je ne calcule même pas le prix de revient, ça doit être en centime d’euro. Et là, on se rend compte qu’on nous vend de l’eau à un prix d’or !!

Cette lotion s’utilise pour votre peau du visage, mais aussi pour les petites peaux fragiles de nos bambins, à la place des lingettes jetables.

Je vous conseille évidemment d’utiliser des petits carrés démaquillants lavables (si si, ça existe). Personnellement, je les ai cousus moi-même, ainsi que des lingettes lavables.