interview du collectif Permaculture 44

J’ai découvert la permaculture grâce au film Demain et le beau projet de la Ferme de Bec Helloin. J’ai donc voulu en savoir plus et me suis fait offrir par mon chéri à Noël (2015) un stage d’initiation en permaculture près de chez moi. Et quelle fût ma découverte de comprendre qu’en modifiant certaines de mes pratiques, j’étais déjà en chemin vers cette philosophie de vie basée sur l’observation et le respect de la nature.

C’est tout naturellement que je me suis rendu à une des réunions du collectif Permaculture 44 (pas encore association à ce moment là). J’ai donc eu envie de vous les faire découvrir :

– Qui est le collectif permaculture 44 ?

L’association Permaculture est née en décembre 2016, elle poursuit l’action du collectif informel Permaculture 44. Nous sommes devenu une association pour profiter des possibilités offertes aux structures associatives : prêt de salle par la mairie de Nantes, être un interlocuteur pour les institutions. Et aussi pour permettre l’implication dans une structure claire des personnes le souhaitant.

 

– Quelles sont les buts de l’association ?

Les buts de l’association sont de fédérer les acteurs de la permaculture dans la Loire Atlantique et de faire la promotion de la permaculture auprès du grand public. Nous organisons donc des ciné-débat, des conférences-débat, des rencontres, des chantiers participatifs et allons proposer notre première initiation à la permaculture en juin de cette année.

 

– Qu’est ce que la permaculture ?

La permaculture, comme son nom ne l’indique pas, est une méthode de conception qui vise à concevoir et entretenir des communautés autonomes et résilientes, en utilisant la connaissance des lois et des cycles de la nature. Concrètement cela se traduit par beaucoup d’observation et la planification consciente des différentes étapes de l’implémentation.

– Comment commencer en permaculture ?

Lire des livres, regarder des vidéos (youtube regorge de vidéos sur la permaculture) reste limité.

Faire un PDC (Permaculture Design Course) ou un CCP (Cours Certifié en Permaculture), ce qui, en pratique, est la même chose, permet d’appréhender la permaculture dans son ensemble et de la vivre pendant une période de quinze jours.

Faire siennes les trois éthiques de la permaculture ne peut qu’aider : Prendre soin de l’Homme, Prendre soin de la Terre, partager équitablement.

 

– Avez vous des lectures à nous conseiller ?

Sur le plan de la philosophie, le livre « La révolution d’un seul brin de paille » écrit par Masanobu Fukuoka, l’un des précurseurs de la permaculture est une perle.

Sur le plan de théorie le livre « Permaculture » de David Holmgren, tout en étant d’une lecture pas si aisée, est très intéressant.

Sur le plan de la mise en pratique, il y a plusieurs livres : « La permaculture de Sepp Holzer » par Sepp Holzer, « La permaculture en pratique » de Jessi Bloom, David Boehnlein et Paul Kearsley. « manuel d’apprentissage pas à pas de la permaculture » de Rosemary morrow.

En permaculture humaine, on peut trouver « Le guide pratique de l’intelligence collective » de Laure Le Douarec, « Vivre autrement » de Robina Mc Curdy.

– Que voulez vous nous dire de plus ?

La permaculture représente un changement de paradigme, et donne à voir un avenir désirable puisque construit par nous, pour nous.

C’est un changement de paradigme à plusieurs titre :

  • Il ne s’agit plus d’imposer sa vision des choses, ou de se faire imposer une vision des choses.
  • Il ne s’agit plus de se battre contre la nature, mais d’aller dans son sens en tentant de l’influencer un peu pour nourrir nos besoins.
  • Il s’agit d’inclure l’Homme dans la nature après qu’il s’en soit exclue de lui même pendant des siècles.

Les trois éthiques qui sont au centre de la conception permaculturelle et les douze principes techniques sont à contre courant des habitudes que l’humanité civilisée a prise depuis deux millénaires. Supportables par la biosphère pendant un temps, elles ne le sont plus.

Pour aller plus loin, retrouvez Permaculture 44 sur la toile :

le site de permaculture44, la page Facebook,  compte twitter et une chaine youtube

Interview de Béa Johnson

Bonjour Béa

Je te remercie beaucoup d’avoir accepté cette interview je suis honorée de te recevoir sur le blog de Sakaïdé.

Ça fait un peu plus de 3 ans que j’ai lu ton livre et que j’ai démarré cette démarche de réduction des déchets. J’ai commencé le blog, peu de temps après.

Dans le cadre de l’anniversaire j’ai envie d’interroger les gens qui, durant ces 3 années, m’ont inspirées. Et j’ai évidemment pensé à toi.

Est-il encore nécessaire de te présenter ?

En tout cas, je pense que mes lecteurs te connaissent bien.

Tu es l’auteure du livre Zéro Déchet. Tu habites aux Etats Unis, près de San Francisco, avec ta famille. Tes 2 garçons ont 15 et 17 ans, et comme tu le dis, ils ont vécu plus de la moitié de leur vie en mode zéro déchet !

©foceno pro www.bezobalu.org
Pour quelles raisons vous êtes vous lancé dans ce défi relativement dingue étant donné notre époque ? Qu’est ce qui vous a motivé ?

En 2006, nous habitions dans une maison en dehors de San Francisco. Mais il fallait prendre la voiture pour aller partout. Nous avons voulu nous rapprocher du centre ville. Nous voulions avoir la vie que nous avions connu dans les grandes villes dans lesquelles nous avions déjà vécu (Londres, Amsterdam et Paris) et pouvoir tout faire à pied ou à vélo. Avant de trouver la maison idéale, nous avons loué un appartement pendant un an et mis nos affaires dans un garde meuble. Nous n’avons vécu qu’avec le nécessaire. Nous avons alors constaté que, quand nous vivons avec moins, nous avons plus de temps pour nous concentrer sur ce qui est important : plus de temps pour la famille, les amis, les activités. Alors, lorsque nous avons trouvé la maison en centre ville qui nous intéressait, nous avons  tout sorti du garde meuble. Là nous nous sommes rendu compte que 80 % des biens matériels que nous y avions mis ne nous manquaient pas.

Coleman-Rayner | Bea Johnson

C’est aussi grâce à cette simplicité volontaire que nous avons eu le temps de nous éduquer sur les problèmes lié à l’environnement. Ce que nous avons alors découvert, en lisant certains livres et en regardant des documentaires, nous a fortement attristé. Penser au futur que nous allions transmettre à nos enfants, nous a donné la motivation de changer notre façon de consommer.

Mais  il n’y avait bien sûr pas de guide « comment vivre un mode de vie zéro déchet » et, au départ, « zéro déchet » n’était même pas notre objectif. Notre objectif était tout simplement de faire attention  à notre consommation, notre consommation d’eau, d’électricité. Puis ensuite, seulement, je me suis tournée vers les déchets. J’ai alors testé tout un tas de choses jusqu’à certains extrêmes. Puis, à un moment donné, nous nous sommes aperçu que nous étions allés trop loin. Et nous avons laissé tomber les extrêmes. Au fur et à mesure nous avons trouvé un système qui  fonctionnait pour nous. C’est le même système que nous utilisons depuis 2010.

Donc depuis 2010, le zéro déchet est facile, automatique et normal chez nous.

Tu viens de répondre en partie à une de mes questions qui était «  Zéro déchet, a t-il été l’objectif à atteindre  de suite »  donc effectivement, si j’ai bien compris, ce n’est pas ce que vous pensiez  faire dès le début ?

Non pas du tout. Cela a été une démarche progressive.

Le terme zéro déchet, à ce moment là d’ailleurs, n’était utilisé que pour décrire des pratiques industrielles ou de gestion des déchets à l’échelle municipale, comme par exemple la ville de Campanori pour se défendre contre un incinérateur. En lisant cette histoire et en entendant ce terme cela m’a donné l’envie de l’appliquer à la maison. C’est ce qui nous a donné un objectif. C’est vrai si nous n’avons pas d’objectif zéro déchet, si zéro n’est pas l’objectif, dans ce cas là qu’est ce que l’objectif ? Est ce que l’objectif c’est un petit peu moins de déchet, moyennement moins de déchet, un tout petit peu moins de déchet, presque zéro déchet. Non, quand on a zéro en tête, c’est ce qui est l’objectif et c’est ce qui nous aide à pousser les choses au maximum.

Effectivement, Zéro déchet est un objectif à atteindre, même si on sait qu’on ne va pas l’atteindre ça reste un objectif …

Oui, même nous aujourd’hui, nous nous donnons au maximum. Mais avec les pratiques de fabrications actuelles il n’est pas possible d’atteindre zéro déchet dans notre société. Mais on peut s’en approcher grandement.

Et chaque fois que l’on consomme on a le pouvoir  de soutenir des pratiques zéro déchet ou en tout cas de voter pour un futur zéro déchet.

Dans ce cheminement, depuis 2006 quelles ont été tes plus belles réussites ? Tes plus beaux flops ?

La plus belle réussite fut de pouvoir lancer un mouvement global.

Lorsque j’ai démarré, en 2008, lorsque j’ai dit à mon mari que je voulais écrire un blog pour montrer ce que nous faisions à la maison, il m’a dit, « non je te le déconseille car tu vas t’en prendre plein la figure. Tu vas te faire critiquer ». Je n’étais pas d’accord avec lui. J’estimais que c’était important de pouvoir partager les alternatives que nous avions découvertes pour ceux qui s’intéresseraient à réduire les déchets. Et heureusement que je ne l’ai pas écouté. Heureusement également que je n’ai pas écouté les critiques qui sont sorties dès que nous avons exposé notre mode de vie au grand public. Nous nous en sommes alors pris plein la figure. Comme Scott s’y attendait.

La première couverture médiatique que nous avons eu était dans le New York Times en 2010. Et là il y en a plein qui ont dit « je suis sûr que c’est des hippies, poilus, décoiffés qui habitent en pleine cambrousse. Je suis sûr qu’elle se rase pas les pattes ». Certains ont même dit  « mais c’est dégueulasse ce qu’ils font  à leurs enfants, c’est les priver ! » . Là on s’est mis à rigoler avec Scott  quand on a lu ça. Car est-ce qu’on peut vraiment dire que nous privons nos enfants parce qu’au lieu d’aller au MacDo nous les  les amenons dans un vrai restaurant avec de vrais couverts, de vrais assiettes, de la vraie bouffe !  Est-ce qu’on peut dire que nous privons nos enfants parce qu’ils ont fait de vraies activités que les autres ne peuvent pas se permettre de faire parce que, justement, l’argent est dépensé dans des choses qui se jettent. Ce qui n’est pas notre cas. Donc j’ai lu les critiques, mais je les ai pas écoutées. J’ai continué. Et je suis contente de ne pas avoir les écoutées. Je me serais arrêtée et le mouvement ne serait peut-être pas né.

Coleman-Rayner | Bea Johnson
Et le plus gros Flop ?

Le biggest flop ?  Heu … je suis en fait une personne très positive, alors je ne les vois pas …  Le plus difficile a été de trouver les alternatives qui marchent pour nous. Aller dans les extrêmes, ça a été un flop, hein. Utiliser du bicarbonate sur mes cheveux pendant 6 mois, je suis devenue une femme que je ne reconnaissais plus. Avoir essayer l’ortie sur les lèvres, ça fait mal. La mousse comme papier Q, ça fait mal aussi… , c’était des flops. Mais ce ne sont pas des choses que je regrette parce que ça fait partie de notre évolution et il fallait passer par ça, tester les extrêmes pour tester les différentes alternatives. Il y a d’autres alternatives, je me suis dit, non, là, je ne vais pas l’adopter. Et en les essayant, je me suis dit, du coup c’est pas mal. Je suis vraiment heureuse de l’avoir essayé. Il est important de garder un esprit ouvert et son humour quand on teste un tas de chose. Ce sont des choses que je ne regrette pas car ça nous a permis de trouver notre système, un équilibre qui nous convient.

Ce que j’ai découvert, grâce à toi, c’est la coupe menstruelle,  et je ne m’en passerais vraiment plus du tout…

Voilà, ça c’est un exemple que je donne automatiquement quand on me demande « est ce qu’il y a des choses que tu as découvert et que tu regrettes de ne pas l’avoir fait avant ? »

©Sakaïdé

J’en parle tout le temps.  La coupe menstruelle, c’est d’enfer !

Je crois qu’il y a toute une communauté, un mouvement qui s’est créé autour de ça, car les femmes qui l’essaient ne peuvent plus retourner en arrière. C’est un exemple parfait, comme tout un tas de choses que nous avons adoptées à la maison, d’objets réutilisables. On se rend compte du fric qu’on a mis par les fenêtres en achetant des trucs jetables.

Et qui ne nous apportent pas de bien être en plus …

Rien du tout. C’est tout le contraire ! Ça prend du temps d’acheter les produits à usage unique. Pour les acheter, il faut aller au magasin. Ensuite il faut les ramener chez nous, les trimballer 36 marches pour les emmener sur le palier. Ensuite il faut les stocker. Quand on les utilise, il faut les sortir de leur emballage, les trier, les jeter, et remplir un sac poubelle (qu’on a aussi acheté). Il faut descendre le tout sur le trottoir pour que ce soit ramassé. Ensuite il faut retourner en magasin en racheter… Lorsqu’on adopte un mode de vie zéro déchet, qu’on choisit des produits réutilisables, on se rend compte du temps et de l’argent que l’on a gaspillé à acheter des produits complètement inutiles.

Mais cette société de consommation a été créée par des fabricants et leur marketeurs qui sont extrêmement forts. Leur boulot est de créer en nous des besoins complètement futiles. Ils ont réussi à créer une société de consommation qui ne peut plus fonctionner sans ces produits jetables.

Quand je donne des conférences dans des écoles, je vois souvent des enfants qui lèvent la main pour me demander :  «  mais qu’est ce qu’on fait de vos mouchoirs en tissu après les avoir utilisés ? » Ils me demandent : « vous  les compostez après ? » Non , je leur répond :  «  on les lave et on les réutilise ». Ils me répondent alors  : « beurk c’est dégueulasse ! » Ce qui montre en faite que cette génération là est complètement déconnectée des produits réutilisables et, souvent, ils ne les connaissent pas car ils ne sont pas utilisés à la maison.

Que ressens-tu en sachant que tu inspires autant de personnes ?

C’est un énorme honneur d’avoir pu inspirer autant de personnes et surtout de voir tout ce qui en a émané, comme des sociétés comme la tienne, mais aussi tous les magasins de vrac qui s’ouvrent. Chaque semaine je reçois différents mails de personnes qui, de part le monde, le font et je trouve ça vraiment fabuleux de voir comment cela avance. Et j’ai un énorme respect pour ceux qui en ont fait aussi leur travail, ceux qui ont lancé des initiatives, comme la tienne, pour permettre aux autres d’adopter un mode de vie zéro déchet, pour simplifier le zéro déchet aux autres.

Un film m’a énormément inspiré, j’espère que tu l’as vu, c’est le film Demain …

C’est une question que 80 % des français me pose. C’est un film que je n’ai pas pu voir parce que lorsqu’il est sorti en France et il n’était pas disponible en Californie. Je ne sais pas si aujourd’hui il l’est. Ceci dit d’après les retours que j’en ai eu, j’ai appris qu’ils parlent de la ville de San Francisco. Ceux qui connaissent bien San Francisco ne sont pas très enthousiastes que cette ville ait été prise comme exemple. Car le zéro déchet signifie tout autre chose pour la ville de San Francisco que pour un foyer zéro déchet.  Pour eux ce n’est pas Zéro déchet leur objectif, c’est 100 % recyclables, 100 % compostables. Il y a très peu de travail fait autour de la prévention des déchets.

D’ailleurs la ville de Roubaix qui a ce même objectif de Zéro Déchet a fait un énorme travail autour de la prévention des déchets. Il y a tout un tas d’ateliers proposés, pour parler de la prévention avant tout. Dans la ville de San Francisco cela n’a jamais été leur objectif. Cette ville veut que leurs citoyens continuent de consommer. Ils ne cherchent pas à ce qu’ils consomment moins car ils se remplissent les poches avec les matières qui sont recyclables et compostables.

Cependant, je trouve que c’est intéressant qu’il l’ai inclus dans le documentaire car ça peut au moins donner envie à d’autres villes de s’engager et peut être de le faire. A nouveau, j’aurais 100 fois préféré que ce documentaire reste en France pour montrer tout ce qui se fait dans la ville de Roubaix par exemple. Car elle a un vrai objectif Zéro Déchet.

… Et toi alors, quel monde aimerais tu voir demain ?

Bien sûr, je rêve d’un futur Zéro Déchet pour mes enfants, c’est ce qui m’a incité à me lancer.

Justement, il y a déjà en place les initiatives pour avoir une société Zéro Déchet.  Beaucoup des alternatives que j’utilise, je les ai trouvées de part le monde : le furoshiki, c’est le Japon, le Kohl que j’utilise pour les yeux, le contenant vient du Maroc et j’ai appris à l’appliquer en Inde. Il y a des choses qui viennent du sud de la France, de ma mère, comme faire les anchois. Il y a un tas de choses que j’ai appris au cours de mes voyages. Il y a de part le monde des initiatives pour une société Zéro Déchet. Il suffit de pouvoir communiquer, de pouvoir les partager, pour qu’elles soient toutes coordonnées et appliquées sur un même lieu.

Je te remercie Béa pour ce moment d’échange.

Merci à toi mille fois pour tout ce que tu fais, on a besoin de toi pour justement faciliter le Zéro Déchet pour tout un tas de personnes. C’est grâce à des initiatives comme la tienne qu’on peut avancer sur le bon chemin.

A bientôt

Interview de Natasha du blog Echos verts

Aujourd’hui, j’avais envie de vous faire partager une gros coup de cœur pour un personne que j’aime beaucoup, qui m’inspire régulièrement. J’ai découvert son blog il y a 3 ans, au moment où je démarrais le mien. Depuis je lis régulièrement ses articles. J’adore ses défis qui me remettent souvent en questions. Elle me fais avancer sur mon alimentation, mes soins, la façon dont j’aborde les questions environnementales …

bref une vraie source d’inspiration.

Interview de Myriam Underwood, créatrice de la marque La révolution textile

Au printemps 2014 je découvrais un très beau projet : un vêtement qui relevait le pari fou d’être 100% fabriqué en France et dont tout le processus était traçable et clairement annoncé. Ce pari c’est Myriam Underwood qui la relevé en créant ses produits « La révolution textile ». Myriam nous raconte son parcours semé d’embûches mais fort en convictions.

Ce projet m’a largement inspiré dans la création de mes propres produits, de mon éthique, de ma démarche. Elle m’a fait découvrir le lin, cette belle matière, cultivée en France.

C’est la raison pour laquelle, je voulais vous partager ce coup de cœur !

 

1. Qui est Myriam, quel est ton parcours ?

J’ai fait des études de langues et de commerce à Lyon puis j’ai passé quelques années au Japon où j’organisais des événements culturel. C’est d’ailleurs au Japon que j’ai réalisé que je souhaitais vraiment travailler dans la mode.


J’ai donc intégré l’Institut Français de la Mode (IFM) pour une année pendant laquelle j’ai tout appris. 7 ans et plusieurs jobs d’acheteuse, chef de projet et chef de produit plus tard, je me suis retrouvée à Toulouse sans emploi.


Cela faisait déjà quelques temps que je me posais des questions sur les conditions de travail des travailleurs du textile, le bilan carbone, les problèmes d’environnement, … tout en constatant qu’on trouvait de moins en moins d’usines de textile en France. Au chômage, j’ai réellement commencé à me documenter sur ces questions.


Et je suis tombée de haut !

 

2.  Depuis combien de temps existe « La Révolution Textile » ? quelles ont été tes motivations pour créer ta propre entreprise, tes propres produits ?

 

J’ai décidé de créer ma société, JUSTE, et la marque La Révolution Textile en 2013. La boutique en ligne est ouverte depuis septembre 2014.

J’avais ouvert les yeux en 2011 sur tout ce qui ne va pas dans le textile et je voulais voir s’il était encore possible de créer une ligne de produits 100% en France, dans les meilleures conditions possibles. Un produit qui regrouperait toutes mes valeurs : la traçabilité, le local, l’écologie et depuis 2016, le véganisme.

3. Comment choisis tu tes matières, crées-tu tes modèles ? Est-il facile de trouver des matières premières correspondant à l’éthique de « la révolution textile » ?

Je suis partie de la seule matière locale et écologique que j’ai pu trouver en quantité et adaptée à un process industriel : le lin.

Mais ça n’a pas été simple puisque le seul filateur français me demandait au départ d’en acheter au minimum 1 demi-tonne ! Il a fallu ensuite trouver une usine de teinture française qui sache travailler le lin et soit certifiée Oeko-Tex. Trouver un tricoteur en France n’a pas été une mince affaire non plus…

Il m’a fallu quasiment 18 mois et 10 000€ dépensés en essais et en protos pour arriver à fabriquer un produit entièrement fabriqué en France, à partir de la matière première jusqu’à chaque élément de l’emballage.

Depuis, j’ai mis de l’eau dans mon vin et j’ai privilégié la qualité et l’esthétique en changeant d’usines. Tout en restant écolo et local, je fais appel à des tricoteurs et usines de teinture portugais.

 

4. De manière général, qu’est-ce qui t’inspire le plus ?

L’écologie. Cela regroupe le respect de la planète mais aussi des humains et des animaux.

5. Quels sentiments as tu, lorsque tu réalises que tu inspires certains par tes modèles, le message que porte ta marque ?

Je n’ai jamais eu vraiment cette impression d’inspirer qui que ce soit ! Peut-être que d’autres personnes connaissent cette volonté que j’ai eu aussi d’aller jusqu’au bout de ces rêves, aussi fous soient-ils ! Mais je ne pense pas y être pour grand-chose…

C’est vrai qu’il y a une émulation ces dernières années de personnes qui réalisent leur petit projet dans leur coin. La somme de ces petits projets constitue une grande vague de changement !

6. Un film m’a beaucoup inspiré, « Demain, le film » et m’a inspiré une question pour toi : Quel monde aimerais-tu voir émerger demain ?

J’ai beaucoup aimé ce film. Enfin un documentaire grand public sur les initiatives positives dans le monde ! Ça fait du bien !!

Le monde pour demain ? Un monde qui ne marche pas sur la tête, qui avance sur le droit chemin. Des hommes conscients et responsables !

 

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Vous pouvez retrouvez les produits de Myriam dans sa boutique en ligne : La Révolution Textile,  découvrir sur son blog l’histoire de ses produits, ses convictions et coup de cœur, vous pouvez aussi la soutenir sur les réseaux sociaux.

Je vous invite également à lire le très bel article de Natasha des Echos Verts sur La Révolution Textile.

Festival Zéro Waste #1

Du 30 juin au 2 juillet se déroule à Paris – La Vilette, le premier festival Zéro Waste.

Zéro Waste France a décidé d’organiser le premier festival Zero Déchet à Paris. Et bien sûr, je n’y ai pas résister …

Ô Bocal, une boutique zéro déchet et bio à Nantes

Il y a plus d’un an, je rencontrais Johanna à notre premier rendez vous zéro déchet … Elle me parlait d’un projet de boutique zéro déchet à Nantes. Les mois passants, le projet murit, grandit, une boutique éphémère en novembre, un marché de noël un peu différent en décembre, … jusqu’ à devenir réalité …
http://www.obocal.com/l-epicerie-sans-emballage-jetable/
Comme vous le savez j’aime vous faire découvrir de beaux projets qui me correspondent et celui-ci en fait bien partie … des produits bio, des produits locaux, et tout ça sans emballage …  Un rêve, non, un réalité, bientôt …

interview de Wouep !

 Lorsqu’on est bloggeur les questions informatiques sont récurrentes. Lorsque le blog traite des questions environnementales, de l’écoconception, de réduire notre impact écologique, on comprend vite que tenir un blog, utiliser internet, envoyer un mail a un impact écologique bien plus important qu’à première vue.
Lors de la table ronde organisée par Wedogood à laquelle j’ai participé dans le cadre de la Green Week, j’ai découvert qu’il existait des solutions et que l’un d’elle était tout près de chez moi. J’ai rencontré Pablo qui, avec Loris, crée une agence web éco responsable.
http://www.wouep.com/