Cela n’a pas dû vous échapper, en février, est le mois sans supermarché. Ce défi, né en Suisse, à l’initiative de l’association En vert et contre tout, nous invite à retrouver le chemin des petits commerçants.

Les grandes surfaces, comme vous le savez, sont nées dans les années 50-60 pour faciliter le travail de la ménagère. Tout trouver au même endroit à des prix toujours plus bas. Aujourd’hui la grande distribution est partout et monopolise l’acte d’achat. On peut tout y acheter (c’était la promesse), même des voyages, de la parapharmacie, de la musique … à des prix de plus en plus bas … Conséquences, les centres villes sont désertés, la qualité des produits pose question et je ne parle pas des scandales sanitaires, preuve d’une recherche constante de réduire les coûts.

Plutôt que de vous faire un propos moralisateur sur tel ou tel mode d’achats, je vais rester pratico-pratique et vous donner mes astuces extrêmement simples pour éviter les grandes surfaces.

Où faire mes achats ?

 

des achats en vrac chez le crémier

 

On va pas se mentir. Ce type de commerces est souvent/parfois plus cher que les grandes surfaces. Mais … la qualité est au rendez-vous et surtout la plupart accepte aujourd’hui nos contenants, boites ou sacs à vrac. Il permet de maintenir une activité économique local, une dynamique dans les villes et des emplois. Mais surtout il permet de maintenir un lien social et une chaleur humaine. Vous y trouverez souvent un conseil éclairé et de qualité.

le fait maison

 

 

 Faire ses produits maison a plein d’avantages. Il permet de réduire les coûts en n’achetant que les matières premières. Cela permet de faire des économies que l’on pourra investir ailleurs comme, par exemple, acheter dans les petits commerces locaux. Faire ses produits maison a bien d’autres avantages. Cela permet de connaître la composition des produits et aussi d’éviter le gaspillage en ne préparant que que la juste quantité. Mais attention au tout fait maison. Mode de vie zéro déchet n’est pas le 100% maison. Il est important pour moi que le fait maison ait un intérêt : plus économique, plus écologique, plus sain que son équivalent vendu en magasin et facile à réaliser. Mais cela n’est que mes critères. Et je sais que certains adorent passer du temps en cuisine … mais ce n’est pas mon cas 😉

 

Éviter l’achat neuf, tout simplement

 

 

La location, l’achat d’occasion, la réparation permet de réduire le coût et de faire des économies. Ce sont des piliers du mode de vie zéro déchet. Ce sont ces gestes qui font accepter les achats alimentaires souvent plus chers. Car encore aujourd’hui, les produits vrac et bio sont plus chers que leurs équivalents non bio et ensachés. Je suis ravie que ces gestes reviennent à la mode. Car longtemps ils ont été taxés de ringards.

 

Alors Mode de vie zéro déchet veut-il dire, quitter les grandes surfaces ?

Sans m’en rendre compte, j’ai déserté les grandes surfaces, au fil des années, et au fur et à mesure de mon avancée dans le mode de vie zéro déchet. Pour trouver mes alternatives aux produits emballés, il a fallut redécouvrir les petits commerçants plus à même d’accepter mes contenants. Cela dit, cela semble évident. Les emballages sont nés avec le libre service des grandes surfaces. Ils permettent le transport des marchandises sur de longues distances (produits achetés là où la production est moins chère), de renseigner le consommateur en l’absence de vendeurs et de faire la publicité de la marque. Alors si on veut acheter sans emballages, nous sommes pratiquement dans l’obligation de quitter les grandes surfaces. Je dis pratiquement car la distribution a senti le vent venir et propose maintenant du vrac.

 

Cependant, je ne trouve pas toute notre alimentation en vrac et il m’arrive encore d’acheter des produits emballés : nos boissons (vins, bières, jus de fruits, lait), des conserves, les repas du chat, le papier toilette. Je vais donc toujours en grandes surfaces car cela me semble plus simple et plus proche de mon domicile. Mais à une fréquence bien moindre qu’auparavant et toujours avec une liste très restreinte. D’ailleurs je vais toujours dans les mêmes rayons pour prendre les mêmes produits. J’ai perdu tout intérêt dans les autres propositions.

Je trouve donc ce défi intéressant car il permet de mettre en valeurs les petits commerçants qui permettent de maintenir un tissu économique local et la vie dans nos villes. Cependant il ne fera pas disparaître les grandes surfaces (et je ne pense pas que cela en soit le but). Mais il peut faire réfléchir tous les acteurs : consommateurs et distributeurs et peut être engager une mutation qui me semble nécessaire autant qu’écologiquement qu’humainement.

Et toi, t’es tu lancé ce défi ? Un mois sans supermarché ?

 

2 réponses

  1. Bonjour Sophie

    Effectivement, la France est un pays où les femmes travaillent beaucoup. Cela nous permet bien d’assurer notre indépendance et on peut remercier ces pionnières des années 1060. J’ai beaucoup de respect pour ces combats. Ma mère en a été et m’a toujours incité à préserver mon indépendance.

    Par contre, là où je ne suis pas entièrement d’accord avec vous c’est de considérer les supermarchés comme un des outils de la libération de la femme. Je comprends en quoi cela peut être considéré comme tel. Cet outil né dans les années 50 permet effectivement de faire tous ses achats au même endroit, de gagner du temps et de faire des économies. Sur ces 2 derniers je ne suis pas d’accord. Ce sont des lieux où on est incité à acheter, sans compter, où il est possible d’y passer beaucoup de temps, attente en caisse, cheminement dans les rayons encombrés … Je leur préfère grandement les petites épiceries où le choix est plus limités et où le service est plus humain. Mais je m’écarte du sujet.

    En faite ce sont des lieux où je me sens enfermé dans une façon de penser. Si un objet n’a pas montré son intérêt commercial on ne l’y trouvera pas et un grand nombres de produits dédiés au mode de vie zéro déchet ne s’y trouvent pas, ou commencent lentement à apparaître, car le mode de vie zéro déchet est devenu à « la mode ». J’ai découvert une autre façon de consommer, plus local, plus durable et plus saine en quittant les grandes surfaces. Cependant, et pour être pleinement honnête, je me rend encore dans les grandes surfaces à une fréquence bien moindre, une fois par mois en moyenne, pour faire quelques achats. Mais j’y vais avec une liste très restreinte et ne déambule plus dans tous les rayons comme auparavant.

  2. Bonjour,

    Votre initiative est très sympathique et raisonnée, mais il y manque un élément d’analyse important : la France est le pays où les femmes travaillent le plus (50% de la population active), à la différence de la Suisse ou de l’Allemagne. Les supermarchés, c’est aussi un instrument de la libération des femmes… A intégrer à votre réflexion.
    Personnellement, je pourrai difficilement déserter les supermarchés, même si je privilégie les petites surfaces et suis adhérente d’une AMAP.
    Merci pour votre investissement !

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